07 mai 2013
On s'en fout !
Si comme moi vous êtes du genre obsessionnel avec certaines chansons, alors vous adorerez le site découvert sur le twitter de Sushi, qui permet de combler un manque évident de youtube: la fonction repeat.
Sur http://www.listenonrepeat.com/ je peux donc sans mal écouter et voir en boucle cette chanson que j'ai dans la tête. Et ce matin c'est Queen of the Stone Age - I Appear Missing
Voilà.
30 avril 2013
J'ai lu.
Il y a deux semaines, je faisais pleurer mon banquier pour des BD, qu'en est-il au final ?
Palepoli de Uruya Usamaru: Avis mitigé sur ce manga, c'est noir, ironique, décalé, le style varie d'une planche à l'autre et c'est même un peu surréaliste par moment, le gros point noir c'est qu'un bon tiers du bouquin fait référence une culture Jap inaccessible pour le commun des mortels, on a le droit à pas mal de référence à des jeux télévisés, des stars locales et autre clin d'oeil qui ne veulent rien dire pour nous. Sinon les deux autre tiers sont bien hein !
Sun Ken Rock de Boichi: C'est sympa ! le manga est vraiment bien dessiné et alterne les phases sérieuses avec les moments cons (style personnages rétrécis à la collège fou fou fou). C'est dynamique ce qui comble le scénar pas franchement original, pas un Otomo en somme mais un manga léger sans prise de tête. D'un autre côté on trouve beaucoup de jolies filles un peu beaucoup dénudées, ce qui s'explique par le fait que, comme beaucoup de mangaka, Boichi à commencé par du Hentai. Si ça ne vous dérange pas outre mesure, foncez !
Dragon Ball de Akira Toriyama: Que du bonheur ! j'avais oublié le côté naïf et enfantin des débuts de ce manga, loin des batailles sanguinaires sur 12 episodes. Un humour un peu pipi caca sans aller jusqu'à Dr. Slump, je progresse dans ma lecture avec joie.
5 Ronin se lit vite mais c'est pas grave. Ici pas de super pouvoir, pas de costumes flashy. Un conte japonais tout simple mais bien ficelé. J'ai beaucoup apprécié les coups de crayons différents, particulièrement Tomm Coker et Laurence Campbell très sombre et très "croquis".
Urban de Luc Brunschwig et Roberto Ricci: Le tome 2 amène l'intrigue dans une autre direction sans pour autant oublier de faire avancer l'histoire principale. J'en redemande.
Le roi des mouches par Mezzo et Pirus: Bien que cette bédé soit sensée se déroulé en europe(Belgique/France ?) j'avais l'impression de me retrouver dans un roman de Bret Easton Ellis. Les vies un peu vide, la drogue, le ton désabusé des monologues et c'est un style qui me plait. J'aime beaucoup le dessin qui change un peu de ce que j'ai l'habitude de lire. Quant aux scène de sexe, je n'ai pas trouvé qu'elles prenaient tant de place que ça. Je prendrai certainement le tome 2.
Blast de Manu Larcenet: Excellente surprise. Manu Larcenent je l'ai découvert par hasard et pas par ses BD. J'étais tombé il y a longtemps sur une interview de lui à la radio et le mec avait l'air vraiment intelligent, clairvoyant et pas vantard. Je me suis donc abonné à son blog que je n'ai pas trop suivis. Puis sur le coups de tête et la bonne appréciation d'Aleks, j'ai sauté le pas. Et je ne suis pas déçu. Le dessin y est pour beaucoup mais pas que. Les planches sont des aquarelles sales de nuance de gris, souvent tachées par-ci par-là, les corps sont difformes et maladif. Et pourtant c'est beau, ça claque. le scénario et à la fois poétique, triste et drôle. Bref ça me plaît beaucoup et j'attends mon salaire pour poursuivre.
14 avril 2013
Bonjour, votre compte est débiteur de...
Il y a quelque temps, n'arrivant pas à me concentrer dans un livre plus de cinq minutes, je me suis replongé dans Watchmen.
J'avais oublié à quel point un comics pouvait mériter le titre de "roman graphique", c'est juste énorme et si on met de côté les couleurs définitivement kitsch et le parallèle avec l'histoire de pirate qui me gonfle, il n'y a rien à retirer à mon goût. Ceci est donc un simple rappel à ceux qui seraient passés à côté, ça vaut la peine de jeter un oeil.
Ensuite je vous avais déjà évoqué ici mon intérêt pour monsieur Olivier Ledroit, Dessinateur de Requiem, Sha, etc et lors d'un passage par Trolls et Légendes à Mons, j'ai découvert que le monsieur avait sorti ce qui s'appelle un Artbook intitulé Belles de Nuit:
Encore un petit moment de joie mais devant la queue pour pouvoir acheté l'objet j'ai renoncé et me le suis procuré plus tard à la Fnac. Le livre contient en fait les essais de Ledroit à la peinture grand format et avec des techniques originales pour lui(acrylique, collage...) le tout sur un thème de choix, les femmes. Si le changement de dimension est une bonne idée, les dessins sont assez inégaux et on a parfois des surprises dans les proportions et le style est moins fin. Cependant ça reste d'une haut niveau et très "dessous chic". J'aime beaucoup en tout cas.
Le problème est que je souffre d'une maladie grave qui me pousse, dès que mon compte en banque affiche un solde de trois chiffres, à claquer mon argent comme si j'étais Crésus et donc en jetant un oeil sur BDfugue.com je me sis retrouvé à ajouter dans mon panier tous les trucs qui me tentaient tout en achevant des séries que j'avais entamé depuis trop longtemps. J'ai donc validé sans sourciller une commande d'environ 7 kg et pas loin de 200€...
J'ai donc pris sans en avoir encore eu le temps de les lire:
de Uruya Usamaru, du manga graphiquement varié et dont les mini-histoires partent dans tous les sens. Impatient de voir ce que ça vaut.
Parce que j'avais envie d'entamer une nouvelle série puisque je n'ai rien lu depuis Le Nouvel Angyo Onshi et que c'était lui ou Tenjo Tenge donc si celui ci me déçoit, j'attaque l'autre.
Je m'étais interdit de les lire tant que je n'avais pas tous les tomes de cette édition classe à mort mais qui coûte cher, même si y'a que l'emballage qui change. Une référence à bien des égards.
Prenez un Marvel, ajoutez Wolverine, Hulk, Punisher, Deadpool et Psylocke, transposez leurs personnages au Japon du 17e siècle, puis utilisez les talents de cinq illustrateurs aux styles différents mais noir et vous obtenez ce petit bijou. Déjà dévoré.
Je vous avais parlé du premier tome comme d'une affaire à suivre et à la vue du tome 2 j'avais raison. Même si le côté découverte n'est plus là, je peux vous dire que j'attends déjà le troisième volet au plus vite.
Parce que j'avais envie de voir ce que donnait cet album et par curiosité du style graphique très "américain"
Parce qu'il était temps que je passe à l'acte.
Je me suis rendu compte que ça faisait deux ans que je n'avais pas acheté de Gunnm Last Order. Je m'étais arrêté au 15 et il me manquait toujours le tome 13, disparu dans la nature. Je m'attendais donc à avoir un ou deux tomes sous la dent. Que nenni. Un changement d'éditeur au Japon + un rythme de parution à la traîne = pas de sortie. En prime mon édition est introuvable et je me retrouve avec une nouvelle version au milieu de ma collection. Deux tomes prévus cette année.
À noter que cette série m'épuise et s'épuise. Trait passe partout et histoire qui traîne dans des longueurs franchement saoulante, si je suis amoureux de la première série, cette suite va devoir faire beaucoup mieux pour lui arriver à la cheville.
THE END !
03 avril 2013
This Is The Soundtrack Of Our Lives
Je sais pas si c'est moi qui fait plus attention à ce détail ou bien si c'est le niveau général qui s'améliore mais je trouve de plus en plus de bon morceaux dans les séries que je regarde. La question est de savoir si j'apprecie le morceau pour lui-même ou pour son placment foutrement bien vu dans certaines scènes. Bref comme je suis un mec sympa je vous mets un petit pot-pourri de ceux qui ont vibrer une corde ou deux dans mes oreilles si délicates. Vous me direz si les morceaux vallent le coups hors contexte:
The Walking Dead
Californication
Breaking Bad
Sons Of Anarchy
01 avril 2013
Stalker
Derrière ce mur invisible, je suis bien. Aux yeux des autres je suis un tordu, un malade même d'après mon psy. On s'inquiète de mon comportement, pas seulement lui. Je vois parfois cette peur dans leurs regards, cette inquiétude dissimulée, une panique qui guette sous la surface, pourtant je ne leurs veux aucun mal, je ne souhaite aucun autre contact que celui de mes prunelles sur leurs visages, je suis un contemplateur, je me contente du bonheur simple d'observer. La subjugation banale du quotidien. Je ne veux pas arracher de mèche de cheveux, ni les égorger dans une ruelle sombre, pas plus que je ne souhaite les violer. Je ne demande que le droit de les admirer dans un silence religieux, bien à l'abri dans ma cathédrale d'anonyma. Et si parfois je vous suis, ce n'est que pour prolonger l'instant sublime, à la manière de ceux qui, dans la salle de cinéma, reste jusqu'à la fin du générique dans l'espoir d'une scène de plus et se consolent en savourant jusqu'au bout l'atmosphère qui stagne encore quelques minutes.
Il y a bien longtemps que j'ai renoncé à vous aborder pour vous signifier votre envoûtante beauté, que vous ignorez trop souvent, sans autres arrières-pensées que ce simple compliment. Hélas, mille fois hélas, lorsque que vous ne pressez pas le pas pour me fuir comme un animal aux aboies, vos réactions sont mitigées. Au mieux, j'ai droit à un sourire gêné et une retraite stratégique, au pire vous m'insultez publiquement, la main serrée sur votre bombe au poivre. Je ressens alors la colère d'un châtiment divin et immérité, il ne me reste alors plus qu'à me terrer.
Alors voilà, je suis bien mieux à distance raisonnable, à mirer vos yeux, vos lèvres, à estimer la douceur de vos peaux, deviner la courbure de vos seins, détecter vos manies, à lire vos gestes nerveux et interpréter l'origine d'une bague. Je resterai à jamais ce maniaque qui vous regarde bizarrement, ce dérangé, cet obsédé libidineux. Je ne vous en veux pourtant pas, et sans rancoeur, vous, mes muses fugaces, mes déesses païennes que je ne vénère que pour un trajet entre trois stations de bus, je suis certain que pendant ce court instant, je vous aime certainement plus que vous en auriez jamais rêvé.
19 mars 2013
Je me souviens pourtant lui avoir promis de le tuer s'il me faisait ça. Il a du sentir que j'étais sérieuse pourtant, il y a pas beaucoup de sujets qui me mettent en rogne mais là il dépasse les bornes. Comment il a pu tout foutre en l'air ce con ? Tout allait si bien avant qu'il se mette à la jouer sentimentale. Il devait se douter que ça ne passerait pas avec moi, il l'a joué vicelarde, en sous-marin. Il n'est même pas venu lui-même, tout par prestataire. Déjà les fleurs c'était suspect, c'est pas mon truc mais le geste partait d'une bonne intention, enfin je supposais. Et cet enfoiré me glisse une lettre avec le bouquet, et ce truc lourd qui roulait dans le fond de l'enveloppe.
À moi, une bague de fiançailles, à moi putain ! Je vais lui fourrer dans le corps comme de l'ail dans un gigot. Un couteau fin et effilé bien placé entre les côtes, et j'y glisserai son cadeau empoisonné. Il aura à peine le temps de sentir s'enfoncer la lame qu'elle sera déjà sortie. Par contre il aura tout le loisir d'aprécier le poids de sa connerie se balader dans sa cage thoracique. Et si ça suffit pas j'y mettrai toutes mes autres bagues, celles en argent, celles en toc avec des vrais faux diamants et même ma grosse moche en émaux que je garde quand même sans savoir pourquoi, et quand j'aurai fini, il sera devenu ma foutue tirelire à bagues. Je pourrai le secouer et le briser cet idiot.
On m'enchaine pas moi. Même avec des maillons dorés, plutôt crever. Pourquoi pas tomber amoureuse tant qu'on y est ? De quoi j'aurai l'air, hein ? Enfin, ça me donnerait peut-être une raison valable de lire et relire sa lettre, parce que pour le moment je trouve pas d'excuse.
15 mars 2013
Write here, write now.
Ça va faire des mois que je n'ai rien écris de potable. D'ailleurs je me demande si j'ai jamais écrit quelque chose de potable. Mon meilleur pote m'a d'ailleur dit que j'écrivais de la merde. Et je commence à le croire, je me fais plus ou moins à l'idée. Mais la vérité c'est que ça me désole. Écrire représente un idéal, quelque chose de visceral. J'associe toujours l'écrivain à une imagerie particulière, quelque chose de d'à la fois triste et magnifique. La tristesse d'Hemingway, cet alcoolique génial, la misère de Fante, l'extremisme psychotique de Chuck Palahiuk ou le cynisme dégueulasse de Bukowski. Ce genre de choses. Ce type seul face à sa machine à écrire, entouré seulement d'une bouteille de whisky vide et d'un cendrier plein de tabac froid. Plus récemment, un épisode de Californication de je ne sais plus quelle saison dans lequel après avoir touché le fond dans sa vie personnelle, l'anti-héro prend ce qui lui reste, à savoir son talent et va dans un hôtel faire ce qu'il a à faire, à savoir écrire. Et c'est ce qu'il fait. Parce que c'est sa raison d'être, c'est ce pour quoi il est fait et tout le reste n'a aucune valeur.
Il me semble que je n'arrive à écrire que dans les mauvais moments, lorsque j'ai moi-même ingéré quelques verre de Jack et enfumé ma tête avec ce qui me passe sous la main. Dans la solitude, avec de préférence en musique de fond, quelque chose pour vous saper le moral avec classe, Second Life Replay, Exit Music For A Film, I Go To Sleep ou n'importe quoi qui file un cafard si profond que les vannes peuvent s'ouvrir. Je devrais me forcer à écrire si c'est vraiment ce que je veux. Je devrais mettre sur papier/pixel ce qui me trotte dans la tête. Sauf que c'est le vide. J'ai une galerie de personnage en tête qui me tient à coeur mais je ne sais pas où ils vont. Au lieux de ça, je traine sur tumblr et mon tumblr porno, je joue à Call of, à Batman, à Tomb Raider, j'actualise Facebook, Twitter, Google Reader, Betaseries. Je procrastine, mais tout le monde le fait alors whatever ?
"I'm not in the mood", not in the mood for writing neither fot reading, studying, listenning, playing. J'ai pas l'envie, pas l'humeur, pas la motivation. C'est sûrement une passade. Mais elle est foutument longue.
06 mars 2013
Tu y as déjà pensé ?
Supprimer ton putain de compte facebook, ton compte twitter google viadeo flickr tumblr deviantart microsoft lastfm spotify deezer...
Effacer tes blogs, peu importe leurs anciennetés, leurs contenus, leurs histoires. De manière irréversible.
Résilier ton abonnement internet et téléphone.
Revendre tes moyens de transport.
Déménager du jour au lendemain, loin. Ne prévenir personne.
Oublier famille et amis.
Disparaître...
et tout recommencer.
19 février 2013
Et bien sûr, pendant ce temps tu fais mine de m'ignorer. Tu sais pourtant que je t'observe. J'ai beau être discret, tu dois bien le sentir, le savoir. Chaque fois que tu te retournes, ton regard me cherche dans la foule. Je ne suis pourtant jamais très loin.
D'où je suis, je note, j'enregistre, je tente de lire les mots sur tes lèvres, j'essaye de deviner tes pensées comme je m'insinue dans ta vie. D'ici, je peux tous les voir, ta cour personnelle, tes fidèles sujets qui s'aglutinent autour de toi pour espérer tes faveurs. Ils n'obtiennent rien évidemment et ceux qui abandonnent sont instantanément remplacés par d'autre prétendants. Je t'ai vue les faire plier, les mettre à genoux par simple caprice. Certaine de ta grandeur, personne ne s'oppose à toi et Dieu sait depuis quand tu en abuses.
Mais moi, moi je suis plus malin, je ne m'épuiserai pas inutilement sur tes sourires, je ne perdrai pas mon temps à mendier une seconde d'attention. Je commence à te cerner tu sais, à connaître tes désirs et je sais qu'il te faut plus que la médiocrité ambiante, tu veux être surprise par quelqu'un qui sorte de l'ordinaire. Aussi je prépare ma présentation, j'aiguise mes armes et quand tu feras ma connaissance, tu n'auras d'autre choix que de céder et d'apprecier mon dévoument. Je te montrerai ce dont je suis capable, cela prendra le temps qu'il faudra mais je t'apprendrai la servitude, que tu le veuilles ou non, ta fierté et ta vanité seront jetées à bas et quand tu seras descendue à mon niveau, que tu seras devenue ma semblable, tu seras bien obligée de t'offrir à moi et alors, tous ceux que tu as humiliés seront vengés à travers moi. À ton tour tu ressentiras la douce amertume d'être dominée par la volonté d'un autre et quand tu auras enfin compris, que tu sera résignée et soumise, alors seulement, je te libérerai. Je te tuerai de mes mains parce que tu m'imploreras de le faire.
04 février 2013
News of the World
Petit état des lieux bordélique:
La formation se passe... bien. Je réalise doucement que la somme de travail qui m'attend dépend seulement de jusqu'où je pousserai le bouchon, selon la manière dont on envisage la chose. D'un point de vue purement pragmatique mon but est d'obtenir le diplôme et si je ne poursuis que cet objectif ce n'est pas insurmontable.
Quatre épreuves. Un QCM, il suffit de bosser les cours. Une conduite commentée, là ça se corse. Il va falloir parler 25 minutes non stop sur un parcours de mon choix avec une conduite irréprochable en commentant tout ce que je vois selon le principe Perception->Analyse-> Décision, donc en gros ça donne ça, en sachant que c'est pas parfait:
Ensuite il reste deux épreuves plus pratiques
-un cours d'une heure avec un vrai élève parachuté d'une auto-école. Il faudra trouver quoi lui faire faire en assurant la sécurité et en connaissant le livret d'apprentissage par coeur soit 36 sous objectif de conduite et la technique d'enseignement de chacun. S'en suit un entretien avec le jury, deux professionnels qui sont dans la voiture tout du long et qui vous demande de bien vous justifier sur toutes vos décisions.
-un cours en salle d'une heure sur un des 23 thèmes de sécurité routière à dispenser à 3-5 élèves réels. Même topo que pour la voiture, à la fin faudra s'expliquer devant un jury.
Pour ce qui est de maîtriser la voiture avec les pédales à droite je gère. Pour ce qui est de rattraper les erreurs, je gère. Pour ce qui est de conduire de manière irréprochable je suis quasiment au point. Reste le plus dur, le social.
Dans l'auto-école où je fais mon stage, mon moniteur me met le nez dedans. Vendredi dernier, seul, face à une douzaine de jeunes plus intéressés par leur portable que par la correction de code que je leur faisais, j'ai déchanté. Un trac fou de me planter sur une question, la difficulté d'interesser son auditoire, l'apréhension de d'une question à laquelle je ne saurais pas répondre. Une des plus longues demi-heure de ma vie. Mon moniteur m'a gentillement indiqué mes défauts, à savoir: un ton trop monocorde, une voix trop faible, trop statique, ne regarde pas assez les élèves. Il va falloir que je me transforme en showman.
Si en plus je rajoute les exigences, optionnelles, de mon moniteur, à savoir connaître la réglementation sur le bout des doigts et là je ne parle pas du code mais d'articles de loi et de décrets. Connaître jusqu'au numéro d'identification réglementaire de chaque panneau. Y'a du taf !
Pour passer totalement à autre chose, je me suis décidé à prendre rendez-vous pour mon deuxième tatouage, donc le 7 mars je me fais encrer de manière plus expansive. Je suis impatient. Devrait s'en suivre deux autres à long terme.
Et sinon vendredi dernier ma moto quittait officiellement son hivernage de deux mois. Et contrairement à ma Ducati qui s'était réveillé après quatre mois de sommeil à la première pression de démarreur, ma Honda n'a rien voulu savoir. Je suis bon pour une batterie neuve.
Tant que j'y suis je suis confronté à une panne créative grandiose en ce moment qui me rend incapable d'écrire quoi que ce soit d'intéressant malgré une idée qui me trotte dans la tête depuis un moment, j'ai le début et la fin mais rien de ce qui arrive au milieu.
Passionnant isn't it ?
14 janvier 2013
Chroniques Automatiques 2012
Comme tous les ans en début d'année, je guette les Chroniques Automatiques pour l'heure du bilan. Une sorte de "best of" musical en matière de musique électro sous tout plein de formes(house, deep, hiphop, etc). J'en avais déjà parlé ici l'année dernière et cette année, nous avons en plus le droit à une mixtape(dont j'ai ratée l'apparition) et donc je me réjoui, la première ayant tournée longtemps dans mon lecteur(Les Autoroutes De La Nuit#4).
Vous pourrez donc apprécier ou pas d'ailleurs "I'd Bury My Dreams Underground" et jetez un oeil à la rétrospective 2012. C'est juste un conseil, mais moi je le suivrais, rapport que je suis trop cool m'voyez ? non ? bon moi non plus...
13 janvier 2013
SHIT JUST GOT REAL
Depuis le 2 janvier j'ai repris le chemin de la formation, et cette fois c'est du sérieux. Fini de glander en récoltant les bonnes notes. On attaque la formation à proprement parler, ce qui implique des mots bizarres comme andragogie, sémantique, charge pédagogique, finalité, opérationnalisation d'un objectif, j'en passe et des meilleurs.
Jeudi j'ai reçu mon "kit pédagogique"(tout est pédagogique à partir de maintenant), c'est à dire 12Kg de livre. Mes lectures du soir vont changer de registre...
Pour la pratique, j'ai passé un examen pour vérifier mon niveau de conduite. Rien de bien violent à corriger sauf que je conduis trop au frein moteur et qu'il faut être parano sur tous les contrôles d'angles morts.
Niveau stage, j'avais déjà trouvé mon bonheur la semaine dernière après seulement une visite d'auto-école. Vendredi j'y suis donc allé à 18h pour signer les papiers de stage. J'en suis reparti à 20h après que mon nouveau boss m'ait fait passé une épreuve de code, présenté le soft de gestion des horaires/élèves/paiement, interrogé sur mes connaissances du bouquin, et cité les articles de loi du code pénal de chaque erreur que j'ai commise au test de code. En gros le mec est un casse couille qui sait tout et passe son temps à tester ses élèves jusqu'à ce qu'ils soient incollables. Un bon prof quoi. Juste ce qu'il me faut pour me motiver.
La semaine prochaine je devrais, si tout va bien, commencer à conduire à la place du moniteur avec les doubles commandes et vendredi première journée en entreprise. Cette fois c'est pour de vrai, on rigole plus.
Roger !
14 décembre 2012
Aujourd'hui j'ai réussi à raté l'appel des résulats de mes examens de formation, j'aurais pas du mettre mon portable en vibreur. J'ai quand même eu le message de mon prof me confirmant qu'avec 18/20 à l'écrit et 20/20 à l'oral j'étais bon pour continuer la formation dès le 2 janvier 2013. Les notes m'ont semblé un peu généreuses et je n'ai donc pas été trop surpis en apprenant que toute la promo (35 personnes) avait aussi réussi l'exam. Je continu l'aventure donc et à partir de Janvier je vais commencer à en chier pour de vrai. Roger.
Paule Salomon - Bienheureuse Infidélité
Paule Salomon est une psy et le livre reproduit donc ce que font les psys, c'est à dire répondre aux interrogations par des interrogations. Parce que, évidemment il n'existe aucune réponse miracle.
Le livre aborde donc la fidélité ou plutôt son absence en remettant en cause à peu près toutes les valeurs de la société, qu'elles soient morales, sociales ou religieuses, questionnant la monogamie, ou le concept même de l'amour romantique qu'il faut tout simplement jeter aux orties.
On se penche donc sur des sujets aussi variés que le patriarca, le désir, le tantra(passages assez "illuminés"), la polyfidélité, le polyamour, le sexe, l'échangisme, la jalousie, les définitions du couple ou encore les notions de propriété affective.
Un bouquin très intéressant pour peu qu'on accepte de remettre un peu en cause nos valeurs, et qui à l'avantage d'aborder tout l'éventail du sujet. À lire.
03 décembre 2012
Hubert Selby Jr. - Last Exit To Brooklyn
Alors voilà, j'avais déjà attaqué le sieur Hubert en janvier avec Le Démon, du coups comme promis et avec un peu de retard je me suis attelé à celui-ci, et ce sera sûrement mon dernier de l'auteur sauf si j'ai un sursaut de volonté pour Requiem For a Dream mais j'en doute. Lire ce livre a été dur. Un mois pour 300 pages c'est lent. Pourtant j'aime bien ce qu'il raconte. C'est assez noir, presque poétique d'une certaine manière mais dans le genre bien crade et dégueulasse.
Le livre est une suite de nouvelle dans le même univers, voire le même quartier. Une bande de gagne rien qui boivent et prennent l'argent où ils peuvent en se défoulant sur qui leurs tombe sous la main, un groupe de travesties romantique qui supporte la vie à coups de drogue et d'alcool, le récit d'une beuverie de mariage, l'histoire d'une nana semi-prostituée arriviste dont le seul talent est une poitrine généreuse, un syndicaliste casse-burne alcoolique en plein questionnement sexuel et enfin la vie d'un immeuble de banlieue. Toutes ces histoires sont assez glauques, "Tralala" en particulier, parfois touchante comme "La reine est morte" et globalement ça m'a plu.
En revanche le style me gonfle. L'absence casi-systématique de ponctuation, les dialogues mêlés dans les pensées elles-même mêlées dans les descriptions, tout ça créé une bouillie lourde à digérer. Je me suis essoufflé à lire, du coups le rythme est étouffant et c'est peut être une réussite de l'auteur puisque c'est volontaire mais j'adère pas. Ça m'a gavé, saoulé, ces pleines pages sans temps mort, où le quotidien se répète, où les pensées tournent en rond. Je ne parle même pas des épisodes de plusieurs pages tout en majuscule parce que les personnages se crient dessus. Quand je lis ça, ça m'agresse. J'ai compris qu'ils se gueulaient dessus pas la peine de continuer avec trois pages de "PASSE MOI LE SEL CONNASSE OU JE T'EN METS UNE VA TE FAIRE VOIR SALE PORC REPONDIT ELLE". Je trouve ça juste lourd. C'est un style, je ne critique pas la méthode, elle a son efficacité mais ça ne marche pas avec moi.
29 novembre 2012
Evidemment la photo est avantageuse en plus d'être clichée au possible mais ça me fait un point de comparaison pour plus tard.
Et puis ça fait du bien au moral !
Calendriers sur commande, 250€ l'unité =)



















