Ktana

Des bidules et des machins, intéressants ou pas...

---------WARNING------------ Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous.Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde de perdue dans votre vie. n'avez vous rien d'autre a faire ? Votre vie est elle si vide que , honnêtement , vous ne puissiez penser a une autre manière de passer ces moments ? Ou etes vous si impressionné par l'autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi a tous ceux qui s'en réclament ? Lisez vous tout ce que vous etes supposés lire ? Pensez vous tout ce que vous etes supposés penser ? Achetez vous tout ce que l'on vous dit d'acheter ? Sortez de votre appartement, allez a la rencontre du sexe opposé . Arrêtez le shopping excessif et la masturbation . Quittez votre travail. Commencez a vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité, vous deviendrez une statistique . Vous êtes prévenus.... Tyler.

28 janvier 2012

Madness is just a word

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27 janvier 2012

De temps en temps, quand je ne m'y attends pas, je ressens une petite piqûre derrière la nuque. Un sentiment indistinct vient planter son dard sous ma peau et y déverser un poison insidieux. Celui-ci file alors à travers le sang et vient élire domicile directement dans mon crâne pour y fouiller un peu partout et en sortir des choses pas suffisamment enfouies.
Je me demande pourquoi. Pourquoi j'y pense encore. Pourquoi tu m'as laissé partir. Pourquoi je t'ai laissé partir. Sans combat. Est-ce que c'est mieux maintenant pour toi. Est-ce que c'était un peu bien quand même. Est-ce que tu y penses. Est-ce qu'on a merdé à un moment particulier. Si je serai pas un sale con. Si je minimise les dégâts. Si on aurait pu y faire quelque chose. Si c'est du temps perdu. Pourquoi j'ai l'impression persistante que je pourrai jamais refermer ces histoires. Je me demande à quoi ressemble ta vie en vrai. Si on s'est trompé ou si c'est juste un coups de pas de bol.
Je ne regrette pas où j'en suis, ni vers quoi je me dirige. Mais quand j'ai la tête ailleurs je me pose des questions. C'est tout.

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Hubert Selby Jr. - Le Démon

C'est mon premier de l'auteur de Requiem for a Dream et je suis mitigé sur ce livre. Si l'histoire m'a globalement plu et que le style est assez direct et original, j'ai eu du mal avec l'écriture. Comprenons nous bien, le livre se lit bien mais j'ai tiqué sur certaines lourdeurs d'écriture, des dialogues parfois difficile à suivre puisque tout est écrit à la suite, bien qu'on nous gratifie parfois de la grâce d'un retour à la ligne lors d'un échange. Certaines scènes m'ont franchement gonflé à m'en filer la nausée. Rien de violent, c'est juste que les descriptions de parfait bonheur à la sauce "American Dream" 50's avec la petite famille idéale et la femme soumise, je supporte mal. Faudrait que j'essaye Last Exit To Brooklyn...

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25 janvier 2012

ma vie dans une étagère Billy


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23 janvier 2012

Nosfell - Mindala Jinka

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18 janvier 2012

Lentement, la clef tourne dans la serrure. Malgré des efforts certains et toute la précaution appliquée à l'action, les trois ancrages de la porte basculent au même instant et, déchirant le silence, provoquent un claquement tapageur qui résonne dans l'entrée de l'appartement, sprinte dans le couloir, se heurte à diverses portes fermées et finit sa course en s'insinuant dans l'entrebaillement qui aère la chambre à coucher. Là, le son vient mourir dans l'atmosphère sombre, chaude, presque moite de la pièce. Mais quelqu'un l'a entendu. D'un mouvement sec, la clef s'enfuit.

Elle déteste ce son. Cette porte qui se referme et la réveille à chaque fois, c'est comme un couperet qui s'abat sur sa nuque. Cela tranche son rêve au même moment qu'il le cristallise dans un bloc de glace impénétrable qui risque de se briser au moindre choc. Ses yeux sont toujours clos, elle ne veut pas les ouvrir tout de suite. Elle écoute encore un peu le silence qui reprend doucement place, un silence corrompu, chargé d'attente. Elle ne bouge presque pas, tout mouvement serait épuisant dans la lourdeur étouffante de la couette. Elle ne tendra donc pas le bras pour constater son absence. Elle l'a su à l'instant même où elle s'est réveillée, il existe un sixième sens universel pour ces choses-là. On sent un vide comme on voit la transparence, comme on écoute une pause. Ce vide est on ne peut plus présent que n'importe quoi d'autre. Ses yeux se fendent, laissant s'échapper des  larmes de fatigue et elle regarde sur sa droite l'espace de lit inoccupé. Tout est en ordre, la couverture est en place et personne ne semble s'être trouvé avec elle. D'un geste lent pourtant, elle remonte sa cuisse à la perpendiculaire de son corps formant un h étrange, sa jambe venant chercher la chaleur restante à sa portée. Le matelas a gardé son emprunte en mémoire et forme encore une légère cuve dans les plis. Elle finit tout de même par passer sa main sur ce dos imaginaire imprimé par la nuit, tentant le mieux possible de retrouver l'emplacement de ses fesses, ses omoplates, le creux de son dos, la tranchée profonde de son bras qui s'étirait jusqu'à sa nuque à elle. Puis elle atteint le coussin qu'elle tire à son visage. Son odeur s'est imprégnée si vite. Elle lui saisit les narines et se fraye un chemin directement dans la tête, atteignant comme une balle de revolver le centre névralgique de la douleur. Elle se souvient de ce qui a suivi, de ce qu'il a dit et de ce qu'il n'a pas voulu permettre. Ses yeux se referment avec la même force dont elle fait preuve pour serrer les poings sur cet oreiller. Son corps se recroqueville autour de cet amas de plumes et de tissu qui ne peuvent compenser cet abandon ignoble et injuste. Elle voudrait se rendormir et repasser la nuit en marche arrière puis recommencer encore et encore pour profiter de lui éternellement. Raisonnement égoïste. Et stupide. Elle sait qu'il est parti. Et qu'il ne reviendra pas avec le petit déjeuner.

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14 janvier 2012

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  Plus je lis, plus je me cultive et m'interesse aux religions, aux courants de pensée et de philosophie, plus j'avance dans la vie et plus je comprends la seule vérité universelle que je puisse admettre, cette vérité étant qu'il n'en existe aucune. Chacun a la sienne, qu'il adapte en fonction du bordel que lui présente la vie. Il n'y a pas de règle, pas de norme qui ne souffre de nombreuses exceptions, pas de solution qui marche à tout les coups, pour tout le monde. Pas de ligne à suivre qui vous garantisse un résultat. Pas de moyen d'être sûr d'atteindre un but. On peut s'enfermer dans une liste de règles pour se guider, il surgira toujours un cas qui ne rentre pas dans les cases et pour lequel la logique fera défaut. On peut consacrer ses études dans un domaine qui sera bouché à la fin de votre cursus, investir tout son argent dans une société en bonne santé qui fera faillite, croire en quelqu'un et se retrouver seul à la fin, espérer le meilleur et vivre le pire. On peut se fermer au gens et être touché tout de même.
Je vais bientôt avoir vingt-huit ans et je me sens vieux, je devrais pas pourtant. La trentaine approche, cet age où les gens sont mariés et ont déjà un gamin en route ou en projet. J'ai cette impression, peut-être fausse, d'avoir perdu énormément de temps et de n'avoir abouti nul part jusqu'ici. Parce que je ne savais pas quoi faire. Je ne sais toujours pas trop d'ailleurs, mais je tente ma chance. Je vois un parcours en forme de zigzag avec des détours et des demi-tours, des impasses mais pas d'autoroutes. j'ai toujours eu dans l'idée qu'il fallait prendre son temps dans la vie. Choisir son mode de vie. Aspirer à quelque chose de différent parce que ce serait un choix propre à mon goût, un goût que je n'ai toujours pas définit de fait. En réalité, il faudrait savoir ce qu'on l'on va faire de sa vie dès l'age de dix ans et foncer tête baissée vers ce que l'on veut. Une fois cette "situation"(qui se définirait par un agencement acceptable d'un métier, de personnes et de passions) on pourraiy commencer à profiter de la vie. Mais ce serait moins drôle il parait. On apprend de ses erreurs et tout ça, mouais...
Il est un peu tôt pour faire un bilan de ma vie, mais parfois j'aimerai jeter un petit coup d'oeil rapide dix ans en avant, juste comme ça, le temps d'appercevoir si ça me plait, ça me permettrai de savoir ce que je veux qui sait ?

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13 janvier 2012

Jack Kerouac - Les Clochards Célestes

J'avais entamé "Sur La Route" de Kerouc mais je n'avais pas accroché. Je trouvais le début brouillon et un peu bordélique. Je l'ai mis de côté et ai tenté ma chance avec Les Clochards Celestes. Et c'est beaucoup mieux passé. On suit les vagabondages d'un beatnik américain dans les année 50 qui traverse les états unis avec son sac à dos. Entre le vin, la quête de soi, le boudhisme, l'idéalisme et la fuite de la société de l'époque. Difficile de rentrer dedans mais ça m'a donné envie de retenter "Sur La Route" moins facile d'accés je trouve.

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10 janvier 2012

Les douze coups de minuit

Claude François. Toujours Cloclo. Même le soir du réveillon, il ne pouvait passer que ça. Pourtant ils s'étaient mis d'accord tous les deux une semaine avant. "Ce sera chacun son tour pour la musique". Mais non. Quand ils s'étaient connus, il lui avait dit tout de suite, il faudrait le partager avec Cloclo parce que c'était sa vie. C'était son idole, son mentor, celui qui savait tout dire, faire passer toutes les émotions, qui savait le faire danser et le faire rire. Le faire vibrer et le faire pleurer. Il l'admirait jusque dans ses chorégraphies qu'il mimait, parfois en costume, devant son miroir. Cloclo quoi. Alors elle avait accepté parce que, pour une raison étrange, elle l'aimait. Tout le monde a ses petits travers, tout le monde a une passion et on ne peut pas gommer les défauts des autres. Quand ils étaient ensemble au début, ils avaient une règle implicite : l'hôte choisit la musique. Elle avait bien remarqué que le blond à paillettes régnait en maître quand ils étaient chez lui mais c'était contrebalancé par les moments chez elle et les instants où ils n'écoutaient pas de musique du tout. Au fur et à mesure elle avait essayé différentes méthodes pour passer outre. Elle avait commencé par ignorer sa voix, en faisant comme si elle ne l'entendait pas, parlant par dessus, passant outre le volume qu'il augmentait progressivement. Elle avait donc tenté de s'intéresser aux anecdotes qu'il lui racontait, aux paroles de chansons, à la construction des mélodies avec toute la bonne volonté qu'elle possédait mais Claude François n'était pas sa tasse de thé. Alors elle serrait les dents.

Depuis qu'ils vivaient ensemble c'était devenu de plus en plus dur. Il s'était approprié l'ambiance musicale du foyer et il était trop tard pour se battre. Quand il n'était pas là, elle se noyait dans la musique, tout ce qu'elle pouvait trouver. Elle expérimentait tout ce qui l'éloignait de la variété Française de cette époque. De la deep house la plus minimaliste au speed metal en passant par le reggae ou les grands morceaux de classique. Même des morceaux de dubstep, pourtant tous identiques à son oreille, lui faisaient du bien. Elle s'essayait aux styles les plus improbables, la Jpop acidulée ou l'électro expérimentale. Le silence était inenvisageable. Inlassablement, son cerveau le comblait avec "Cette année-là" ou une autre torture Clocloesque. Malgré ça, elle l'aimait toujours sans pouvoir l'expliquer.

Mais ce soir, c'était dur. Le réveillon s'annonçait lourd. Les divers amis invités avaient sagement décliné l'invitation quand ils n'avaient pas tout simplement gardé le silence radio. Comme si les SMS et autres messages Facebook s'étaient évaporés. Elle avait renoncé à appeler les gens pour ne pas entendre leurs fausses excuses et leurs mensonges gênés. La raison coulait de source et portait des pantalons à pat'dèf'. Alors ce soir, quand ils s'étaient retrouvés en tête à tête dans le grand salon vide et décoré pour l'occasion, elle se mit à pleurer en préparant le repas. Il ne se rendait compte de rien ou faisait mine de. Puis elle alla se préparer pour le dîner et, avant de le rejoindre à table, s'arrêta près de la caisse à outils. Il ne pouvait certainement rien entendre de son farfouillage tant la musique était forte. Il était assis, dos à elle, face aux enceintes et chantait avec Claude. Sa chaise se trémoussait en même temps que lui et ses battement de pieds. Ça ne pouvait plus continuer ainsi. Elle s'approcha lentement de lui, le plus doucement possible. Pas de chaussures de soirée pour finir l'année, il se serait retourné. Quand elle fut à la distance idéale, elle ferma les yeux et prit une grande inspiration. Et laissa s'exprimer sa frustration. Sur l'écran géant du salon, Cloclo roulait des genoux en chantant : si j'avais un marteau !

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05 janvier 2012

Requiem: Chevalier Vampire

Si le jour nais sous un haruspice glorieux, que la lune est alignée avec Mars et Vénus, que mon sang réussi à parcourir les veines de mon corps en moins de 18 secondes et 13 centièmes, que ma grand mère fait du vélo sans les mains et si je suis bien sage, alors une fois par an, sauf en 2006, en 2006 y'a eu les Bronzés 3 et Camping c'était une année de mauvaise augure... Une fois par an écrivais-je donc, sort un album de Requiem: Chevalier Vampire. Et j'aime bien Requiem.

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Dans Requiem l'Au-delà est une planète qui se nomme Résurrection. Les terres et océans y sont inversés et l'on y renaît sous différentes formes selon comment vous avez vécu. Les assassins assumés se réincarnent donc en vampires, ceux qui ont fait le mal sans l'assumer renaissent en goules, les violeurs en centaures, les fanatiques religieux en loups garous, le commun des mortels en vulgaire zombie, les scientifiques deviennent des archéologistes ayant pour mission d'enfouir les nouvelles technologies et si vous êtes une victime, vous pourrez venir chercher vengeance sous la forme d'un lémure.

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La BD, parce que oui c'est une BD j'aurais peut-être du le préciser, nous raconte donc l'aventure de Heinrich soldat allemand du IIIe Reich tombé amoureux de Rebecca, une juive, dans sa vie précédente. Sur Résurrection il renaît sous le nom de Requiem, chevalier au service de l'ordre des Vampires, dirigé par... Dracula. On suit donc ses aventures au milieu de manigances politiques pour le contrôle de l'Opium Noir, de guerres de territoire ou dans sa recherche de Rebecca. L'histoire permet de croiser pas mal de célébrités réincarnées sur Résurrection, comme Aleister Crowley, Elizabeth Bàthory, Neron, le Baron Samedi, Torquemada, Robespierre j'en passe et des meilleurs.

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L'univers est incroyablement riche, les différentes castes ont des identités très marquées et spécifiques(plutôt médiéval/gothique chez les vampires, égyptien chez les archéologues, Elisabethain chez les dystopiens), l'humour est omniprésent et très noir comme on peut s'en douter, le scénario est bien foutu mais avance lentement ce qui laisse le temps de s'imprégner. Mais plus que tout et c'est primordial dans une bande dessinée, en tout cas pour moi, c'est l'univers graphique. Si Mills se charge du scénario, c'est Olivier Ledroit qui marque Requiem de sa patte. Déjà intervenu sur les premiers tomes des "Chroniques de la Lune Noire" il laisse ici s'exprimer son talent le plus souvent sur des doubles pages bicolores immenses(noir/sang, ombre/absinthe le plus souvent) et chargée voire surchargée de détails. La mise en page n'est pas toujours facile à suivre et on se "perd" parfois dans le dessin mais c'est un tout petit défaut comparé à ce qu'on a entre les mains.

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Le dessin de Ledroit est précis, ciselé, stylisé à l'extrême. Les personnages sont bardés d'accessoires, de tatouages, de griffes, de piques et de chaînes. On peut lire chaque tome en un quart d'heure mais on peut surtout passer des heures à admirer chaque planche comme une oeuvre à part entière ce qui explique en partie le rythme gastéropodique de parution. Les pages sont tellement riches qu'à chaque relecture on découvre des choses que l'on avait pas vu la première fois. La sortie d'un tome est toujours pour moi un micro événement. Je fonce l'acheter, je passe une bonne heure à le lire me delectant à chaque page tournée puis je commence une dépression en pensant qu'il va faloir attendre encore un an...

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Requiem donc, par Mills et Ledroit chez Nickel Editions. 10 tomes sortis.

Si vous succombez au dessin vous pouvez également vous jeter sur Sha du même duo, chez Soleil. 3 tomes, série complête.


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Et vous interesser à Monsieur Ledroit. Il le mérite.
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31 décembre 2011

Women

Attention, post à haute teneur en photos

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Source: Tumblr

  Avant toute chose, sachez que j'aime être un mec. Je n'ai pas à me prendre la tête pour mon maquillage, j'aime la musculature de mes bras, je me débrouille la plupart du temps sans carte routière et je peux monter un meuble Ikéa en moins d'une heure sans assistance. Mais blague à part si j'avais le choix de ma réincarnation je choisirai d'être une femme. Une belle femme.

Parce que la plupart d'entre elles ignorent le pouvoir dont elles disposent ou qu'elles se refusent à l'utiliser. Parce qu'au risque de me faire huer par le MLF, les chiennes de garde et ni pute ni soumise, le corps féminin en tant qu'oeuvre est le plus bel objet d'art que je connaisse et dont je peux admirer les courbes indéfiniment. Parce qu'on peut passer des heures à contempler les rondeurs d'un ventre, que nos yeux sont aimantés par les lignes sans fin qui s'étirent d'un talon à la naissance d'une fesse, que les seins sont la création la plus parfaite de l'univers à égalité avec une belle paire de fesse, parce que la nuque d'une femme est une des choses les plus sexy que l'on puisse contempler, qu'il n'y a rien de plus féminin qu'une crinière de cheveux tombant sur un dos nu. Parce que je peux autant apprécier les formes

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qu'une certaine minceur
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parce qu'on se damnerait pour pouvoir mordre dans une fesse bien ronde

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Parce que les femmes possèdent un arsenal de moyens d'empirer l'emprise qu'elles exercent déjà sur nous. Que ce soit par les vêtements ou le maquillage. Ces milliers de détails aussi inutiles qu'accéssoires mais qui point par point, encrent un peu plus en nous leurs images.


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Que malgrè tout un rien suffit à les rendre désirables contre toute logique établie.

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Alors je vais donner l'impression de réduire la Femme à un objet sexuel, mais ce n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg. La séduction hypnotique va au delà. Le mélange imparable de fragilité et de sensualité qu'elle savent rendre inaccessible c'est en cela que réside toute leur pouvoir. Le charme indéfinissable d'un sourire en coin, la force surréaliste d'un regard ou le pouvoir érotique d'une cigarette sur des lèvres marquées de rouge. Un rire, une grimace, une voix, une certaine classe, une force de caractère inépuisable, l'énigme permanente du secret de leur conquête, une sensibilité, un décalage. Les femmes ont tellement de moyen d'être belles. D'un battement de cil, elles nourrissent tous nos fantasmes. Pour une poignée de seconde, nous tombons amoureux 257 fois par jour. Loin des gravures de magazine, les plus jolies femmes se croisent au quotidien. Parce qu'elle roule en moto, parce qu'elle à des yeux envoûtants, parce qu'elle à des seins magnifiques, pour la grâce inexpliquée qui émane d'elle quand elle remet une mèche derrière son oreille, pour le balancement de ses hanches, pour le regard en coin quand elle remarque qu'on la regarde, parce qu'elle crie quand elle a peur, parce qu'elle porte un tatouage juste là, parce que !

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C'est toujours pour un rien ou presque. Un détail.

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Alors peut-être qu'on est tous des porcs, peut-être qu'on pense avec notre queue. Mais peut-être aussi qu'on sait voir la beauté là où elle se trouve et que c'est pour ça qu'on se paye des torticolis. Parce que cet art là est à la porté de tous, qu'il est gratuit, sans cesse renouvelé et qu'on ne s'en lasse pas.


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J'aurai pu tout aussi bien dire que j'aime les femmes. Mais c'est d'un commun... 

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Bonne Année au passage ! 

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30 décembre 2011

Tes yeux fuient plutôt que de m'affronter et tu préfères sortir les griffes que de risquer mon contact. Tu trembles alors même que mes mots s'espacent, ériges des murailles de distance pour anéantir mes avances. Enroulée sur tes peurs, tu rejettes hors de tes frontières les mains qui se tendent et les poignards dissimulés. Nul ne s'immissera désormais dans la zone que tu gardes, sans avoir bravé l'épreuve de patience et émoussé ses lames sur la carapace que tu as scellée. Tes os de verres craignent tant les tumultes que peuvent provoquer les collisions avec les Autres.

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27 décembre 2011

Alors que tes ongles s'évertuent à tracer
Des sillons de sang entre mes côtes à nues,
Je souffre plus encore la dure réalité
De baisers volés à des lèvres plus charnues.
Tes moqueries marquent dans mon coeur amaigri
L'indifférence feinte d'une amante religieuse
À l'ouvrage du supplice d'un dévot qui meurtri,
Persiste à avoir de toi cette image pieuse.

J'en oublie les tortures, espoirs décapités
 Les missives avortées, cadavres sans carcasses
Étant seul pèlerin en droit de profiter
D'un passage éphémère qui laissera à ma place
Quelque part dans un recoin caché de ton coeur
Une profonde cicatrice blanchie par le temps
J'assumerai donc sans honte d'en être l'auteur
Pour peu que l'on m'offre les lauriers de l'amant

Ma vengeance injustifiable comme seul trophée
Tu m'épargneras, comme la grâce d'un condamné
La sentence fatale d'un exil dans l'oubli

De nos affrontements muets naîtront des soupirs
Mais à torts partagés nous éviterons le pire
Perpétuant les rêves qui se meurent dans nos lits

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25 décembre 2011

Masque Mortuaire

On frappa à sa porte. Le lieutenant releva la tête et, sans qu'on attende sa réponse la porte s'entrouvrit. Le bleu passa la tête dans l'embrasure et dit en se tordant les lèvres:
-On en a trouvé une deuxième...
Inutil de préciser de quoi il parlait. Un oeuf de granit descendit lentement le long de sa gorge. C'était tout ce qu'il ne souhaitait pas entendre. Le bleu restait là, à attendre une réaction, un ordre, une engueulade, n'importe quoi. Le dossier du premier meurtre était encore ouvert sur son bureau avec le rapport du légiste. Dans l'attente des résultats du labo il n'avait rien d'autre à se mettre sous la dent que la déposition du vieux qui avait trouvé le corps et les photos de la scène. Il avait beau avoir l'habitude, celles-ci étaient particulièrement dégueulasses et l'idée d'aller trouver un autre carnage ne l'enchantait pas vraiment.
-J'arrive. Les journaleux sont déjà là ?
-Pas que je sache mon Lieutenant.
-Bien. Tu m'emmènes tout de suite.
-Oui mon Lieutenant.
La porte se referma et Verdière en fit de même avec son dossier. Le premier cadavre avait été retrouvé neuf jours plus tôt dans une forêt à champignons par un papy qui cherchait des truffes. Le macchabée était sur le ventre et le vieux avait retourné le corps d'instint ne sachant pas encore qu'elle était morte. Il avait faillit faire une attaque sur le champs mais avait tenu le coups. Plutôt solide l'ancètre compte tenu du spectacle. Personne devrait voir ça. Personne devrait être capable de faire ça. Ce monde partait en couille c'était certain. Verdière avala le fond de sa tasse de café froid avec une grimace et sorti de son bureau pour rejoindre Rouget sur le parking. Le petit avait l'air un peu lent pour sa première semaine mais il était de bonne volonté. Pas certain qu'il tiendrait longtemps vu les circonstances, il lui faudrait s'accrocher à son estomac.

-Fais péter le deux tons, on n'est pas en balade.
-Ok.
-C'est loin ?
-Au milieu d'un champs à deux kilomètres au nord du bois où on a trouvé la première.
-C'est le proprio du champs qui l'a trouvé ?
-Oui mais on en tirera pas grand chose. C'est sa rombière qui nous a appelé, lui il peut plus parler, il serait sous le choc.
-Nous v'la bien avancé. Accélère un peu, la nuit va bientôt tomber je veux pas être obligé de patauger dans la pampa dans le noir.

Après avoir passé le barrage, il prirent un chemin le long du champs et garèrent la clio banalisée. C'était une simple étendue de terre nue et molle. le cirque se dressait à trente mètres de là, presque exactement au centre du champs, la tente des légistes était montée et on commençait à installer des projecteurs en prévision de la nuit. En s'approchant, il vit que le corps était sur le dos, il marqua un arrêt et avala une grande bouffée d'air avant de reprendre sa marche. Verdière serra la main de ceux qu'ils connaissait et alla s'acroupir devant le cadavre. Denis Rouget se tenait debout, derrière lui, sans mot dire.
Un chemin de piquets reliés par des bandeaux de chantier délimitait des empruntes de pas dans la boue. Mais il n'y avait pas un seul autre indice de marqué au sol. Tout comme pour la première, le corps était intact, les vétements en bon état et au complet, pas de marque d'aggressions sur les poignets ou les bras. C'était une femme, en jogging blanc bon marché et baskettes neuves. Elle se tenait un peu sur le côté, les bras et les jambes légèrement fléchis, comme si elle continuait de courir contre le sol. En revanche, regarder son visage demandait des nerfs solides pour la simple raison qu'elle n'en avait plus. Le malade qui s'était occupé d'elle avait scié verticalement les deux premiers centimètres de son crâne et lui laissait à la place un masque d'horreur d'os mélés de sang coagulé. Les orbites étaient vides et la machoire inférieure simplement brisée. La langue pendait sur le côté et n'avait pas été touchée. La découpe était irrégulière mais plus rectiligne que sur le premier corps. Sur le haut du crâne, les cheveux étaient noyés de sang et autour de la tête, la terre était plus sombre, imbibée et la matière grise s'échappait comme une crème pleine de nervures sanguines aglutinant au passage des poussières de terre.
Verdière se releva et regarda le bleu qui, fît demi tour, parcouru cinq pas dans la direction opposée et vomît. Pour le test d'estomac, c'était loupé. Tant mieux en un sens.
-L'autre bout n'a pas été retrouvé ? demanda-t-il en direction des experts légistes.
-Non, toujours manquante lui répondit DeVasquieux, le responsable de l'équipe.
-On a une idée de depuis combien de temps elle est là ?
-Le pésan l'a trouvé y'a un peu plus d'une heure, mais elle doit être ici depuis six, dix heures maxi.
-Bon, quelque chose de différent ?
-J'ai peur que oui, on savait que ton type était dérangé mais pour le coups...
-Pour le coups quoi ? accouche !
-Sur la première le découpage était fait avec une scie à métaux apparemment. Et c'était post-mortem
-Et là ?
-Une scie à métaux aussi mais, pas post-mortem.
-Putain de nom de Dieu de merde...

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Bon c'est noël.
Le lieu étant un autel à la gloire de mon narcissisme qui va en montagne russe je vous fais profiter de/subir ma tronche de jizousse.
Si si ça faisait longtemps.
Comment ça, non ?
Ben tant pis !

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Posté par Ktana à 21:56 - Tronche de cake - Blabla [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 décembre 2011

Tiens puisque c'est la fin de l'année et que ça correspond pour moi aux bilans musicaux, ceux que les autres savent faire, j'en profite pour (re)donner l'adresse de Monsieur Datura333 auteur des Chroniques Automatiques grace à qui je trouve en début d'année tout ce que j'ai loupé les douze mois précédents. Des pépites, des raretés et des trouvailles. En jetant un coup d'oeil je me suis rendu compte que j'avais raté depuis le 24 novembre la présortie d'un album qui verra le jour le 12 Janvier 2012. Que cet album coute 2€ au format mp3. Donc ma carte bancaire vient tout juste d'être débité. Matt Elliott DONNE littéralement son "Broken Man" sur icidailleurs.

Je conseille également l'écoute de la compilation de Nerd Rizer que j'ai beaucoup apprécié.

Et tant qu'on y est les compiles "nova tunes" sont assez bien garnies également.

Bonne écoute.

Posté par Ktana à 12:59 - Musique du moment... - Blabla [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Puzzle Inassemblable

Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas si mal dormi. D'ordinaire ses nuits étaient courtes mais reposantes. Elle aurait bien évidemment préféré passer de longues heures dans son lit à larver en regardant les rayons du soleil filtrer à travers les volets de la chambre. Mais son corps réclamait de l'activité.

Allongée depuis cinq minutes les yeux fixés au plafond elle tentait de donner un sens à ses rêves, ou plutôt ses cauchemars. Prisonnière d'un homme dont elle ne voyait pas le visage, elle sentait pourtant ses mains s'enfoncer en elle, s'ouvrant un passage à travers sa chaire pour atteindre son cœur. La douleur semblait insoutenable. Pourtant se fut pire lorsque l'homme l'empoigna. D'un geste il fit exploser son muscle cardiaque entre ses doigts.

C'est à ce moment qu'elle se réveillait. Plus ses pensées tournaient plus elle savait qu'elle connaissait l'homme de son cauchemar sans pouvoir mettre un nom sur cette impression. Ne pas parvenir à un résultat la mit en colère. Elle se leva d'un bond et le froid de la chambre la saisi instantanément. Elle dormait la fenêtre entre-ouverte devant les volets de plastique. Elle était debout, nue, la peau frémissante. Le mois d'avril avait gardé de l'hiver une fraîcheur un peu trop brutale.

Elle pressa le pas jusqu'à la salle de bain pour y prendre son peignoir. Celui-ci reposait accroché à un banal cintre plié sous le poids du coton lui même suspendu à un crochet de bois planté maladroitement dans le mur un an plus tôt. Le crochet avait été placé à la va-vite mais de manière réfléchis, juste au dessus du radiateur.

Un fois enfilé le peignoir tout chaud elle se passa un peu d'eau sur le visage et bu l'eau au robinet. Elle regarda son reflet dans le miroir.

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Alignés les uns derrière les autres sur une dizaine de rang, nous attendons sagement que le Général ordonne le début. Cela fait plusieurs heures maintenant que l'on m'a tiré de chez moi. Je n'ai pas opposé de résistance je savais qu'ils viendraient tôt ou tard. Je n'y suis pas allé avec le sourire mais après tout je n'avais pas le choix. Dans les camions de transport, personne ne parlait. Je suppose que tout le monde partageait ma résignation.

Ça ne devrait plus trop tarder maintenant. Un gradé fait signe au Général et celui-ci fait ouvrir les portes du fond. Les soldats poussent d'immenses chariots à roulettes, supportant des dizaines d'armes d'assaut. Un mouvement de menton et la distribution commence. Un fusil et trois chargeurs. Chacun son tour puis on avance. Un Caporal à l'air hargneux pose une question à chacun et les aiguilles d'un côté ou de l'autre. Les rangs grossissent plus vite du côté droit. Je me demande où je serai dirigé. Mon tour arrive enfin. L'arme pèse une tonne. Dans mes jeux vidéos la souris, elle, ne pèse rien. Je me demande si la différence sera aussi importante quand je presserai la détente. J'entends enfin la question. « Tu sais t'en servir ? - non... - à gauche. ». Voilà je rejoins le groupe des non aptes au combat direct. Mes camarades d'infortune partagent ma gène. Nous sommes inutiles au pays. Les hommes qui viennent gonfler les rangs en face de moi ne semblent pas gonflés de fierté pour autant. Pour eux le paquetage s'alourdit, d'un sac à dos kaki et d'un uniforme assorti. Les chariots se vident et de nouveaux sont apportés pour les remplacer. Je me demande combien d'armes le Général peut encore fournir pour cette armée de fortune. La salle est vide maintenant. Nous ne sommes pas plus d'une cinquantaine de ce côté, ils étaient des centaines à avoir répondu « oui » à la question. Ce constat me fait un peu plus comprendre comment le pays en est arrivé à cette affrontement que personne ne veut nommer « guerre ».
Pour nous autre, c'est l'incertitude. On nous rassemble rapidement en formation serrée mais c'est un amas informe qui commence à avancer sur la voix du sergent qui nous martèle le rythme de marche. « L'entraînement commence dès à présent » nous annonce t-il. Je n'aurais jamais pensé que ça puisse être aussi vrai.


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Dix ans. Cela faisait dix ans qu'il n'était pas rentré. Dix qu'il n'avait parlé à aucun d'entre eux. Dix ans aussi qu'il avait fait ce choix. Ce choix sur lequel il lui était impossible de revenir. Et sur lequel il n'avait jamais voulu revenir. Après tout ce temps, il se demandait ce qu'il trouverait. Il était parti sans prévenir qui que ce soit. Changé d'adresse mail de téléphone fermé les divers compte qui le liaient encore à son ancienne vie. Personne n'avait tenté de le joindre ou, tout du moins personne n'avait réussi. Aujourd'hui il prenait le train vers son ancienne vie. Il voulait savoir. Et elle avait aussi un peu insisté pour qu'il le fasse

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Bien avant le lever du soleil les oiseaux avaient pris l'envol. Ils étaient partis en un peu après minuit, réveillés par on se sait quel présage. Pas un seul ne restait quand les premières lueurs du jour vinrent frapper les sables de Longbeach. Il ne s'y trouvait rien à éclairer d'autre que quelques détritus trop lourd pour être charrié par le vent et pousser à la mer comme on glisse la poussière sous le tapis. En fait il s'y cachait tout de même quelque chose d'inhabituel. Mais invisible à l'oeil. Camouflé durant la nuit à la hâte on devinerait bientôt quelques doigts humains jaillissant à la surface des grains de silice. Il faudrait le passage de plusieurs touristes se baladant sur la côté et l'acharnement d'un fox terrier à dénicher sa trouvaille pour que les autorités trouvent le corps de Ryan McGrowning et les cinq balles de .38 logées au travers de sa poitrine. M. McGrowning n'était pourtant le genre de personne que l'on retrouvait criblé par du gros calibre. Et sa femme était du même avis. C'est peut être pour cette raison que la police pris cet homicide au sérieux.

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Tes fuites lacrymales laissent des impressions sanguines au fond de tes rétines, un tatouage à l'encre de chine s'est inscrit dans ta pompe à hémoglobine. Autour se battent des pantins pour tes sourires, alors tu caches le pire et, quand tu jettes un de tes gardiens de solitude, doucement mais invariablement, reviennent des spectres de lèvres mordues et de regards rêveurs. Sans consistance mais parée d'un visage indistinct, des yeux vides interrogent tes soupirs. Muse aveugle frappée de la malédiction de Cassandre, tu construis des châteaux de cartes enflammées en priant pour que la pluie daigne tomber et que le vent ne souffle pas. Des songes de jade empoisonnent tes instants de clairvoyance. Sous des flots éthyliques tu noies espoirs et égarements fantasmés. Sous ta peau et dans tes veines hélas, s'écouleront toujours des torrents de flammes maternelles glacés par la réalité. Cruelle.


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Posté par Ktana à 11:40 - Ecrits dérisoires - Blabla [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 décembre 2011

Michael Pitt - That Day

Posté par Ktana à 15:58 - Musique du moment... - Blabla [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]