K`Tana

Des bidules et des machins, intéressants ou pas...

---------WARNING------------ Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous.Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde de perdue dans votre vie. n'avez vous rien d'autre a faire ? Votre vie est elle si vide que , honnêtement , vous ne puissiez penser a une autre manière de passer ces moments ? Ou etes vous si impressionné par l'autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi a tous ceux qui s'en réclament ? Lisez vous tout ce que vous etes supposés lire ? Pensez vous tout ce que vous etes supposés penser ? Achetez vous tout ce que l'on vous dit d'acheter ? Sortez de votre appartement, allez a la rencontre du sexe opposé . Arrêtez le shopping excessif et la masturbation . Quittez votre travail. Commencez a vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité, vous deviendrez une statistique . Vous êtes prévenus.... Tyler.

21 mars 2017

Fierté Personnelle

   Le 1er Mars 2016, je prenais la résolution de me bouger le cul. Un psy de base vous dira que mon anniversaire dans les jours précédents a motivé ma décision. La trentaine passée, il était temps de m'occuper de mon corps plus sérieusement.

   J'avais déjà testé plusieurs méthodes, le "30 Days Shred" que j'ai tenu comme son nom l'indique sur 30 jours mais que je n'ai pas continué, j'ai aussi testé l'entrainement à la maison, d'abord en testant la méthode Lafay, abandonnée rapidement parce que nébuleuse dans son fonctionnement, puis j'avais acheté des haltères et une barre pour faire de la muscu dans mon salon, mais l'espace montre vite ses limites. Difficile de ranger le matériel discrètement, difficile d'être sécuritaire quand ton banc de muscu c'est quatre chaises accolées. Arrivé à un certain poids, se retrouver avec la barre coincée sur la gorge devenait un risque à prendre en compte. J'ai tenu quatre mois comme ça puis j'ai revendu le tout.
   J'en reviens donc au 1er Mars. J'ai épluché plusieurs salles de sport, la plus proche, toute petite et en plein changement de propriétaire ne m'a pas attirée, le mec à l'accueil avait plus l'air intéressé par son téléphone que par ma demande de renseignement.

   Le patelin d'à côté offrait une alternative pas chère, un club de musculation à 160€ à l'année pour la licence et accès plus ou moins illimité à une petite salle. J'ai laissé tombé parce que les horaires étaient assez restreint et que ça ressemblait trop à une amicale de gonflette entre potes et que je me voyais mal m'intégrer à un nouveau groupe. Je me suis ensuite renseigné à l'opposé complet de ce concept, le club en plein centre de Lille avec ses bombasses péroxydés et tannées aux UV à l'acceuil. Niveau équipement c'est la fête, variété des services aussi, coach perso, Crossfit, bâtiment entretenu. Alléchant quoi. Jusqu'à ce qu'on aborde les prix. 100€ les 10 scéances donc trop cher si on y va régulièrement, ou 80€ par mois pour un accès illimité. Pas dans mes moyens surtout que certains cours sont payant en plus de l'abonnement. Next !

   Je me suis retrouvé à la croisé de tout ça, je suppose qu'il en existe plein du même genre et le concept me plait. 30€ par mois, ouvert en continu de 6h à 23h du lundi au dimanche, pas de cours, pas de coach, mais beaucoup de matériel et de l'espace. La chaine s'appelle Gym Street, il y a une grosse centaine d'appareils entre postes de muscu et machines à cardio. Je suis anonyme, je fais ma séance sans jamais être dérangé et mes interactions se limitent à savoir si on peut tourner à deux sur une machine ou savoir si "je peux prendre la barre qu'est à côté de toi ou tu t'en sers ?". Le nombre de machine fait que j'ai rarement besoin d'attendre pour faire un exercice, et au pire j'en fais un autre en attendant que ça se libère. Le personnel d'entretient est omniprésent ce qui fait que tout est toujours très propre. Mais il y a un gros point noir, la musique. Au point que si j'oublie mon lecteur mp3 je fais demi-tour.

   En effet la salle est constellée d'écrans télé qui diffusent en continu votre horoscope, des conseils d'hydratation ou de nettoyage des machines mais surtout à 90% du temps, des clips musicaux. Au niveau paroles c'est simple, tu mélanges dans le désordre: All Night, Sunny, Party, Don't stop, Dance, Sexy, Fun.
   Ces clips sont de trois sortes, soit une soirée en boite, où tout le monde s'amuse et c'est la fête tavu, soit on est sur la plage/pays chaud et c'est la fête et tout le monde s'amuse, soit on est dans le désert et là c'est un peu plus libre, tu peux avoir un road trip en moto ou en voiture ou une poursuite entre les deux, ou des cowboys. Les clips sont évidemment remplis de bonasses au bonheur cocaïnesque ou aguicheuses façon porno ou les deux à la fois. Pitbull est le seigneur incontesté de cette tv puisque je le vois tous les cinq clips en featuring avec quelqu'un de different.
   Pour sortir un peu de ce triptique on a aussi le droit à des repompages de la culture pop pour plaire à tout le monde(Insane in da brain), ou un DJ en vogue avec une star du moment(Sweet Nothing), ou alors registre plus décalé rigolo. Je comprends tout à fait que ces musiques soient bien pour danser mais à écouter quand tu pousses de la fonte c'est NON. Fin de l'apparté.

   Revenons à ces exercices, j'étais parti avec une idée simple: être régulier. Pas d'objectif chiffré, j'étais obligé de prendre un an ensuite c'est au mois. Donc un an obligatoire et voir ce que je peux faire. Même si mon meilleur pote (qui connaît ma propension à abandonner les choses par manque cruel de discipline) m'avait prédit que je lâcherai au bout de trois mois, j'ai tenu et je tiens encore. Sur un an j'y suis donc allé une soixantaine de fois, soit un peu plus d'une fois par semaine, ce que je trouve honnête, le tout avec des périodes d'abstinences plus ou moins inévitables(voyage Japon, fêtes de fin d'année, pause post-tattouage).

   Mon programme a pas mal évolué lui aussi. Au début j'en faisais trop. Cardio suivi d'une dizaine d'exercices, j'étais épuisé avant la fin. J'ai revu mes ambitions à la baisse et je réserve le cardio aux jours où je suis pas motivé et je fais une heure de vélo elliptique. Maintenant j'en suis là:

4x10 répétitions, 1 minute de repos entre chaque série

Développé incliné(sans le poids de la barre): 10kg 15kg 17,5kg 20kg
Tirage horizontal: 34kg, 41kg, 47,5kg, 54,5kg 61kg
Développé barre(sans le poids de la barre):  vide, 5kg, 7.5kg 10kg 15kg 17,5kg 20kg
Presse cuisse: 50kg  60kg  70kg 80kg 100kg 150kg 200kg
Standing calfx20 (machine): 49,5kg+5, 58,5kg 67,5kg+5, 76,5kg 85,5kg 94,5kg
Abdo(banc articulé): 4 x15 x20 x25
Extensions dos(machine): 55kg 58,5kg+5, 67,5kg  76,5kg 85,5kg


   Le premier chiffre est le poids auquel j'ai commencé, le dernier celui que je pratique actuellement. J'augmente quand ça me semble "trop facile". L'objectif de cette année est simple: doubler le nombre de séance pour passer de "entretenir mon corps" à "modifier mon corps".
   Mon idéal physique est assez proche du Wolverine de Esad Ribic

1 (1)

   Mais inatteignable, à cause que c'est un dessin tu vois ? et que je suis chauve. Et blond. Et pas mutant. Toussa quoi.
Donc dans l'idéal je vise plus quelque chose d'harmonieux, même si je tiens à certains critères, comme le dos large et de ne pas tomber dans le grand classique du torse hypertrophié et des jambes de marathonien. Le physique de Tom Hardy dans Fighter me plairait bien.

sao-nam-bien-doi-hinh-the
   Je lorgne aussi du côté des physiques plus athlétiques mais aussi plus utiles. Le concept d'Ido Portal(entraîneur de Conor McGregor) qui est plus un concept marketing qu'une vraie discipline me plaît assez. Basiquement, ça consiste à remettre plus de mouvement naturels dans les exercices et plus de mouvement tout court dans la vie de tous les jours. Un peu perché et très bien vendu le fond m'intéresse beaucoup. Pour la forme on repassera. Pour les prix aussi. Un stage de deux jours aura lieu en Belgique par exemple, pour la modique somme de...645€.


 

 

Je pense que je vais continuer à pousser de la fonte  -_-`

Posté par Ktana à 12:45 - Ca m'interesse - Blabla [1] - Permalien [#]

31 décembre 2016

2016 MOVIES

  Histoire d'amener un peu de vie sur ce blog à la dérive, je me suis dit qu'en plus de vous souhaiter une bonne année(il est jamais trop tard à s'qui parait !) je pouvais aussi me fendre de vous pondre un bilan ciné. Parce que j'aime bien ça moi, le cinéma.

L'ordre des films est totalement arbitraire, n'y voyez aucun classement particulier, et ce sont les films que j'ai vu en 2016 pas forcément ceux sortis en 2016. Aller, on attaque:

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  Youth de Paolo Sorrentino, dont je connais très peu la filmo, mis à part "This Must Be The Place" que j'avais trouvé interessant mais pas transcendant. Youth par contre a su faire mouche. On y suit deux vieux messieurs en vacances en thalasso en Suisse, l'un réalisateur, l'autre compositeur reconnu. Tout deux sont en fin de carrière et l'on va suivre leurs remises en question et leurs bons mots.
  Le film est putain de beau esthétiquement, les cadres, la photo, tout ça tape dans l'oeil. Niveau casting suffit de lire l'affiche pour comprendre qu'on a du beau monde, dont la trombine un peu étrange de Paul Dano que je suis toujours content de voir. Je n'en dis pas plus parce que je doute que rentrer dans les détails aide. C'est un film à réflexion qui vous emmène loin si vous le laissez faire.

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  The Hateful Eight de Tarantino est là parce que j'ai pas le choix. Je suis fan du bonhomme depuis Pulp Fiction et il ne m'a jamais déçu. Sans être un chef d'oeuvre, The Hateful Eight est magistral de maîtrise. Un huit-clos bien construit à la sauce Tarantino. Longues tirades, montage en chapitre, casting de rêve et bande son aux petits oignons. Dans la continuité de sa filmo avec un côté plus sérieux.

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  Lost River de Ryan Gosling est un cas particulier puisque c'est un premier film. Il souffre donc des défauts d'un premier film et un en particulier, celui de vouloir tout mettre dedans. Dans le cas de Lost River c'est les influences diverses de Gosling qu'on voit à l'écran tout autant que son film. On y verra donc tour à tour du Nicolas Winding Refn évidement, Terrence Malick, David Lynch ou Gaspar Noé dont il a piqué le chef photo Benoit Debie. Ça pourrait être un défaut ces influences visibles voir criarde mais en fait...non. Parce que c'est bien fait. Peu d'acteurs à l'écran mais ils sont chacun juste dans leur délire, comme Saorise Ronan que j'aime toujours voir à l'écran(Hanna, Byzantium, Lovely Bones) Matt Smith acteur connu comme une des incarnations de Dr Who(que je ne suis pas d'ailleurs) et que j'ai mis du temps à reconnaître, Reda Kateb que j'apprécie aussi beaucoup ou Christina Hendricks. C'est léché, nuageux, onirique même et surtout: flippant.

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  It Follows de David Robert Mitchell fait partie d'un duo de films conseillés par Alex avec l'actrice Maika Monroe.(le second,"The Guest" aurait pu avoir sa place ici mais je voulais me limiter à dix films). Le pitch est simple: une malédiction sexuellement transmissible vous condamne à être poursuivit par une entité qui peut prendre la forme de n'importe quelle personne et que vous êtes le seul à pouvoir voir. Elle ne coure pas mais marche irrémédiablement vers vous quoi que vous fassiez. Seule échappatoire, transmettre la malédiction à quelqu'un d'autre. Le film est flippant à souhait de par ce côté implacable de la créature. La musique joue beaucoup dans l'ambiance du film et moi dès qu'on me met une bonne musique, j'aime le film !


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  En parlant de musique, Dope de Rick Famuyiwa est aussi dans cette sélection en partie grace à sa musique, je n'attendais pas grand chose de ce film vu plus par hasard que par volonté. Bien m'en à fait puisque malgré ma non-attirance pour les "feel-good-movies", celui-ci m'a bien accroché. La bande son hip-hop, rock et funky, l'ambiance très 80-90's, le plot un peu simple mais bien mené(des geeks se retrouvent à devoir dealer une grosse quantité de drogue). Tout ceci en fait un bon film du genre qu'on peu revoir sans se poser de question.

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  Dans un autre registre, "Me and Earl and the Dying Girl" est un des films gagnants du Sundance Film Festival. Sans en faire un gage de qualité absolue j'ai rarement été déçu des films de leur sélection officielle et je jette toujours un oeil intéressé aux récompensés. C'est Tumblr qui m'a incité à le voir, à grand renfort de citations filmiques et autres captures de scène.
  Le personnage principal est plus ou moins forcé par ces parents à devenir ami avec une fille de son bahut parce qu'on vient de lui trouver une leucémie et que ce serait bien de quelqu'un aille la voir. Olivia Cooke qui joue la jeune fille en question me rappelle un mélange réussi entre Winona Ryder et Natalie Portman et Greg le "héros" principal à des analyses de la vie étudiante qui se rapprochent beaucoup de ma façon de voir ma scolarité. La film à bien fonctionné sur moi et a ajouté une connexion de plus au morceau "The Big Ship" de Brian Eno qui avait déjà un impact assez marqué dans "The End Of The Tour" autre bon film qui aurait mérité sa place séant.

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Comment c'est loin, c'est le cas du film qui me faisait peur, peur que ce soit encore un film français comme on en voit trop. Un film de potes qui est sympa mais ne va pas bien loin. Et je me suis trompé. C'est un film de galériens qui me rappelle ma période de glande ultra violente post-bac, une période où on ne fait rien de ses journées, parce qu'on est paumé et qu'on ne veut pas grandir. C'est un film de procrastinneurs professionnels. C'est un film à punch-line. C'est un film à bande originale. C'est un film qui m'a donné envie que Gringe sorte un album. Et c'est un bon film.

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10 Cloverfield Lane est la suite de Cloverfield qui était un bon found footage à la sauce Godzilla. Là on part à l'opposé dans un autre huit-clos. De huit on passe à trois protagonistes. John Goodman est pareil à lui même, j'étais heureux de revoir Mary Elizabeth Winstead(le crush polychrome capilaire de Scott Pilgrim, la cheerleader de Death Proof, etc) et John Gallagher Jr. que je connaissais de la série "The Newsroom" est aussi excellent. Trois bons acteurs dans un abri de survivaliste attendent la fin du monde. Y'a plus qu'à apprécier, c'est simple et efficace.


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  The Handmaiden/Agassi/Mademoiselle de Park Chan-wook est un film de réalisateur. Je veux dire par là que quand monsieur Chan-Wook sort un film c'est un must see immédiat. Découvert comme beaucoup avec Old Boy, poursuivi avec Sympathy for Mr Vengeance, Stoker ou Thirst, il a rapidement prit une place bien ancrée dans mon top réalisateur personnel. "Mademoiselle" est sensuel, érotique même au point d'être interdit au -18 ans dans certains pays, bien construit. Beau aussi. Certains cadres sont de véritables tableaux. Alors j'attends le prochain maintenant.
 

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  The Arrival est la bonne surprise de fin d'année. Ce n'est pas le plus grand film de science fiction que j'ai vu(j'ai par exemple un bon souvenir d'Interstellar qui n'est pas si vieux) mais c'est le meilleur que j'ai vu depuis longtemps. En même temps c'est de Denis Villeneuve et lui aussi m'a habitué à être conquis. Que ce soit "Prisonners", "Enemy" ou dernièrement "Sicario" c'est toujours de grande qualité et d'une grande justesse. Le mec sait vous emmener dans son monde et ça marche à chaque fois, et ce quelque soit le registre. Du coups je guette Blade Runner 2049 avec moins d'angoisse.

Posté par Ktana à 08:20 - Blabla [0] - Permalien [#]

29 août 2016

Hip hop non stop

   Il y a plus de 10 ans sortait la série manga de 26 épisodes "Samourai Champloo" réalisé par Shin'ichiro Watanabe, un réalisateur Ô combien cher à mon coeur, puisqu'il est responsable de la série Cowboy Bebop. Cowboy Bebop mixait avec un certain talent le space opéra, les chasseurs de prime et la musique jazz et blues. Samuraï Champloo se proposait trois ans plus tard de reproduire le tour de force avec un mélange de chanbara et de hip-hop (ce style de mélange avait aussi très bien marché avec Afro Samurai trois autres années plus tard mais d'un studio différent)
   La série m'avait beaucoup moins accrochée mais la musique m'avait beaucoup plu. Je découvre Nujabes et le Abstract Hip-Hop...

...puis j'oublie.

   Et c'est récemment avec les jeux vidéos que mes goûts musicaux se sont étoffés sans pour autant devenir différents. Pas du tout hip-hop mais pourtant obsédant le trailer du nouveau Resident Evil est hanté par un "Go tell aunt Rhody" dont je ne me lasse pas

 Ou encore le prochain Hideo Kojima, "Death Stranding" qui utilise "I'll Keep Coming" de Low Roar divinement

   Mais question hip-hop c'est surtout la team Nesblog qui m'a remis dedans. D'abord avec la série "Pause Process" qui tout en vous expliquant plein de choses cools sur la création technique des jeux vidéos, vous en met aussi pas mal dans les esgourdes. Il y a d'ailleurs une playlist dont je conseille vachement beaucoup l'écoute.
Le genre de fond sonore qui vous fait dire: 'tain c'est bien ça, c'est qui ?!

   Toujours dans la team Nesblog, Bandouch me semble être quelqu'un à suivre de près, si c'est son analyse des arabes dans les jeux vidéos qui m'a attiré, ce sont ces analyses d'album qui me font rester. Le type est une mine d'or de découverte à venir, même si je ne suis pas aussi réceptif à tout ce qu'il cite, j'en découvre pas moins de bons sons. J'ai par exemple enfin découvert Kendrick Lamar:

   Ou trouvé une foultitude de références à croiser dans son analyse du dernier Anderson .Paak


   Enfin, toujours grace au jeux vidéos, je suis un streamer de League of Legend du nom d'Alderiate, qui utilise pas mal de fonds sonores intéressants dans ses vidéos, en plus d'avoir un humour particulier ou un sérieux problème psychiatrique, je ne sais pas encore. Toujours est-il que je peux maintenant partager ça

 



Bonne écoute ;)

 

Posté par Ktana à 12:25 - Musique du moment... - Blabla [1] - Permalien [#]

16 mai 2016

Sinon...

... j'aime bien Miguel Marquez

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Et Simon Stalenhag

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Voilà

Posté par Ktana à 22:50 - Ca m'interesse - Blabla [1] - Permalien [#]

08 mai 2016

Tant que j'y suis, voici une petite sélection des musiques qui tournent en ce moment dans mon baladeur.

Pour commencer Waxx et la chanteuse des Shake Shake Go reprennent un morceau de rap
Waxx est principalement un guitariste franchement doué mais il fait plein d'autres trucs.
Découvert grâce au comité des reprises, sa chaine perso promet de belles choses.


M. Oizo revient avec un morceau juste comme j'aime. Ça sent l'été. Ça me plaît.


Kanye West, vieux morceau, mais c'est hypnotique


J'ai entendu ce morceau dans le documentaire: Un jour peut-être, une autre histoire du rap français.
Et c'était bien.


Trouvé grâce à une élève. Malheureusement je trouve le reste de l'album chiant à mourir. Mais pas celle là.


Dans le film DOPE(qui est bien), il y a de la musique(qui est bien), dont celle-ci


Shazamer un morceau quand tu brunches est un plaisir délectable réservé aux hipsters tel que moi(sic)
Et quand tu entends Panama de The Avener t'as envie de découvrir où il a pompé son sample.
Et l'original est bien mieux(à mon goût) surtout que c'est un petit album tiré à 500 exemplaires seulement. Rareté !

la B.O. de The Guest m'a laissé un morceau fétiche dont j'ai beaucoup de mal à me défaire
Foutu Anthonio


Et pour finir j'écoute souvent la B.O. de Creed, mais presque uniquement à la salle de sport ;)





Posté par Ktana à 11:06 - Musique du moment... - Blabla [1] - Permalien [#]

Merci, au revoir !

   Le 8 septembre 2014 j'entamais ma nouvelle carrière d'enseignant de la conduite, ouais, moniteur quoi. J'ai maintenant un peu plus de recul sur mon métier.

   Première chose, et la plus importante, j'aime toujours ce que je fais. Je ne pars pas toujours avec un grand sourire sur le visage mais globalement je me plais dans mon rôle. Ce qui a le plus changé dans ma vision du métier c'est sa dimension sociale. Mes élèves s'appellent Mehdi, Wendy, Pénélope, Hilda, Paul, Adrien, Marie-Ange, Sonny, Chadia. Ils ont la moitié de mon age ou la cinquantaine passée. Ça fait un peu mal de se dire que les plus jeunes sont nés en 2000 alors que, comme beaucoup, j'ai un décalage de 10 ans quand il s'agit de dater quelque chose.

   Les profils sont aussi variés qu'on peut l'imaginer. Du patron de café qui s'est fait retiré le permis pour conduite en état d'ivresse, à la jeune de 20 ans qui doit passer son permis parce qu'elle est enceinte de 3 mois et que son mec ne veut pas passer le permis "parce que de toute façon c'est trop facile de se le faire retirer". Il y a aussi le jeune nerd à moitié neurasthénique et asocial que ses parents ont inscrit de force, qui ne comprend pas l'interet d'une voiture alors que maman lui rempli le frigo et que les rares fois où il sort, il a le bus et le métro. Ou la maman qui s'est inscrit en même temps que son fils parce que le père n'est plus là, il y a aussi ceux à qui on a dit "Je veux bien te signer un CDI mais il faut le permis pour ça".

   Mes élèves sont principalement des filles. D'une part parce qu'il y a plus de filles que de mecs inscrits, d'autre part parce que j'ai un plus de facilité auprès des demoiselles. Principalement pour mon calme et parce que je les détends avec mes blagues pourries je pense. Mais mon tempérament ne passe pas avec tout le monde. On apprend à accepter les affinités qui se créées, ou non.  Je donnes aussi des cours en salle et même si je n'ai plus aussi mal au ventre avant de corriger un code j'ai toujours cette petite peur de me ridiculiser pour une raison ou une autre. C'est surtout en voiture, en tête à tête, que je m'exprime le mieux. Placer une vanne au bon moment avec la réflexion qui suit pour faire rire l'élève tout en lui faisant prendre conscience d'un élément de sécurité, c'est ça mon kiff. Les faire tester à l'extrême ce qu'on leur à raconter pour qu'ils comprennent la connerie de ce qu'on a pu leur raconter. Pédagogie par essai et échec, contrôlé. Pédagogie par la démonstration. J'essaye de laisser le plus de liberté possible. Leur faire prendre un ralentisseur à 35km/h pour qu'ils comprenne que c'est quand même mieux en le prenant à 20. Leur faire prendre un virage serré en étant débrayé pour qu'ils se rendent compte que la roue libre, c'est pas cool.

   On apprend à gérer les différents profils. Parce qu'on est vraiment pas tous égaux fasse à l'apprentissage. Je pourrais schématiser à l'extrême et vous dire que ceux qui sont manuels galèrent au code et se baladent en conduite alors que les plus scolaires passent haut la main le code et se prennent trop la tête en conduite en sur-analysant chaque chose à accomplir. Mais c'est en fait bien trop simpliste. Pour le code, il n'y a pas trop de secret. Il faut enchaîner les séries, apprendre la logique, comprendre que la sécurité est au centre de chaque question. "Je ralenti et je passe" plutôt que "Je klaxonne". À force on y arrive. Pour la conduite c'est une autre histoire.
   Il faut prendre en compte que le père alcoolique de machin l'a traumatisé de la voiture parce qu'il roulait bourré. Comprendre que si machine accélère tant c'est parce que son mec roule toujours 30km/h au dessus des vitesses. Si bidule sert si fort son volant, c'est parce que sa mère lui a dit avant sa première leçon que, "une voiture, c'est une arme !", que depuis son accident de voiture à 13 ans, ton élève flippe dès qu'il voit un camion dans son rétroviseur. Il faut savoir si ton élève fait partie des 20% qui confondent ou ne savent pas leur droite et leur gauche. Quand tu demandes à une gitane avec quelle main elle écrit pour lui expliquer et qu'elle te dit qu'elle sait pas écrire, il faut rebondir. Sa main droite devient la main avec laquelle elle se maquille. Il faut s'adapter. Faire des dessins, expliquer, ré-expliquer, reformuler, démontrer, décomposer à l'extrême parfois, trouver des comparaisons. "Le freinage c'est comme le nutella, c'est mieux si tu l'étales", "Un levier de vitesse c'est comme une femme/un pénis, ça se manipule avec douceur(à adapter à l'âge et au sexe de l'élève, quand même)".

   On apprend aussi à prendre du recul. Par exemple je ne vois jamais autant de défauts sur un élève que lorsque je le découvre après plusieurs heures de conduite. Parce que quand on est assez longtemps avec un élève on n'a plus de vue d'ensemble. On se concentre sur les petits défauts qu'on connaît et qu'on veut corriger. Chaque moniteur a ses petites obsessions. Je m'attache beaucoup à la souplesse mécanique et à la mobilité du regard. D'autre exigent des contrôles parfaits ou bien sont très à cheval sur la façon de prendre une priorité à droite. On prend du recul sur les résultats aussi. Parce que qu'on le veuille ou non, c'est pas nous qui sommes au volant le jour de l'examen. On peut avoir investi énormément d'énergie dans un élève et le voir se planter sur un feu rouge pas vu. On tente la chance avec des élèves au comportement aléatoire, ces élèves qui peuvent rouler à la perfection pendant vingt minutes puis prendre un sens interdit en toute tranquillité. Et enfin il y a ceux dont le niveau n'est pas en cause pour l'obtention du permis, leur principal problème étant le stress. Certains se décomposent complètement le jour de l'examen.

   Il y a cette petite fierté quand on apprend qu'untel qu'on a eu vingt heures sur les vingt-cinq qu'il a faite à eu son permis. Ce soulagement quand un élève qui a passé quatre fois son permis l'a finalement eu la cinquième fois après que vous ayez tout donné pour l'amener au niveau. La plus grande déception vient de l'après permis. Quand vous voyez passer un trou du cul qui roule à la kéké et que vous saviez qu'il n'avait rien à foutre de ce que vous lui disiez. Mais il l'a eu quand même. Ou bien ces élèves avec qui le courant passe vraiment bien. Je parle de ces élèves qui te donnent le sourire quand tu les vois sur ton planning, parce que tu sais que tu vas te marrer ou parler musique. L'heure passe vite, ils comprennent vite et bien. Et après le permis ils disparaissent. Pas de merci, rien. Alors ouais, c'est un service qu'on paye cher les cours de conduite, 42€ de l'heure précisément. Et finalement il n'y a pas de raison de repasser chez son garagiste une fois qu'il a réparé votre voiture. On a le droit à un gâteau fait maison ou une boite de Quality Street de temps à autre, mais c'est rare. On se fait finalement à l'idée que ça reste des clients. Professeur à usage unique. Maintenant que j'y pense vous avez déjà remercié vos profs au bahut ?


   Je vous laisse sur une sélection de morceaux découverts grâce à mes élèves.

 

 

Posté par Ktana à 09:53 - En direct de ma formation - Blabla [3] - Permalien [#]

14 février 2016

Hypnotique Kitch

  En ce moment je suis dans ma période électro 80's, façon synthé, ambiance night road/cyberpunk/blade runner. La faute à Chet Faker & Flume:

  Non pas que la chanson soit très récente ou très marquée par le style que j'évoque mais les associations de Youtube m'ont amenées sur monsieur Lorn. Et Lorn je kiffe. Du genre grave. Ça a commencé par ce clip:

 

  Déjà ce truc là m'a bien accroché. En farfouillant sur son site, on trouve ses EP et albums en téléchargement, à prix libre. C'est à dire qu'on peut tout pomper pour pas un kopeck ou bien lui donner un petit quelque chose (ce que j'ai fait) pour le remercier. Et puis je suis tombé sur Sega Sunset:


  En ce qui concerne ma façon d'écouter la musique, je suis un peu du genre obsessionnel. Avec d'autres domaines aussi d'ailleurs. En musique ça se traduit par l'écoute répétée et maniaque de certains morceaux, en boucle, et ce sans arriver à l'indigestion mais plutôt à la transe. Et putain que ce morceau s'y prête bien. Cette façon de looper encore et encore une chanson me vient sûrement de mon paternel qui est un grand amoureux de la touche "repeat" des lecteurs de CD, je me souviens aussi avoir enregistré des cassettes audios avec uniquement un morceau dessus et l'auto-reverse actif, ainsi que d'avoir usé les piles de mon premier lecteur CD sur une seule track d'un album. Parmi les morceaux de Lorn je pourrais aussi cité Anvil sur l'album Vessel, There Is Still Time sur l'EP The Maze To Nowhere 1 et puis les deux autres opus du même nom disponible sur son site, sur lesquels on trouve Batty's Theme et Acid Rain justement.

  En réfléchissant un peu, je me demandais pourquoi j'aimais ce genre de son. D'où ça vient ce truc ? Le premier souvenir qui me vient c'est le générique d'ouverture de Some Kind of Wonderfull (1987 quand même !) de John Hughes. Je revois le bidouillage de cable précaire entre un magnétoscope, une chaine hifi double cassettes et une télé, pour réussir à enregistrer cette intro qui, non, ne se trouve pas sur la bande originale du film.
  Je pense aussi à des choses évidentes comme le générique de K2000 et son conducteur Michael Knight (Sic). Par association je pense à Kavinsky dont je surkiffe l'atmosphère.
Évidement je ne peux pas passer à côté de l'influence des jeux vidéos de ma jeunesse. En particulier Street Of Rage, que j'ai poncé dans tous les sens, en particulier le dernier niveau, moment où, après une nuit à avoir écumé les rues sales d'une ville corrompue, on traîne ses dernières vies en affrontant tous les boss du jeu, tandis que l'aube se lève lentement à travers les fenêtres du building du Boss final sur cette musique:

  Tout ça me rappelle aussi beaucoup les musiques de film de John Carpenter. Comme le thème de The Thing d'Ennio Morricone ou celui d'Assault On Precinct 13 de Carpenter lui-même. On peut rallonger la liste avec le thème de Terminator ou de Blade Runner. La liste serait longue. 

  Plus récemment, c'est la vision du film de Ryan Gosling, Lost River qui m'a donné envie d'écrire ce post. Quand ce thème a retenti, j'ai immédiatement fait le lien avec mon obsession du moment.

 

Obsession que je me devais de vous partager à défaut de vous la transmettre ;)

Posté par Ktana à 13:55 - Musique du moment... - Blabla [4] - Permalien [#]

01 février 2016

J'aime pas le Nord

   Hier soir je voulais m'atteler à écrire avant Février pour signifier la nouvelle année, mon bulletin de santé etc. Je me sentais un peu obligé de faire quelque chose avant qu'on ne me pense mort. Et puis non. Alors j'ai joué.
  Hier soir donc, après une énième défaite consécutive sur League of Legends, je me suis relancé dans la lecture de "L'élégance du Hérisson", que je lis par ci par là. Et puis, chapitre 12, à un quart du livre à peine, je l'ai refermé. Définitivement. Je ne voulais plus me forcer.
   Pour faire court, le livre alterne les chapitres selon deux points de vue:
Celui d'une gosse de riche intelligente et consciente de l'être qui prévoit de se suicider tant la lucidité qu'elle a de sa future vie d'adulte l'écoeure. Et de l'autre, le point de vue de la concierge de l'immeuble dans lequel vit la gamine. Cette concierge autodidacte et hautement cultivée aux goûts d'esthète passe le plus clair de son temps à cacher sa culture de peur d'être découverte hors des normes et à mépriser gentiment ses congénères.
   Déjà après deux chapitres tu as compris le pitch, la gamine ne va PAS se suicider puisque madame Michu va lui montrer la richesse du monde et la gamine va ouvrir madame Michu au monde et une amitié sincère inter-générationnelle va naître. C'est beau. Enfin je suppose puisque je ne l'ai pas fini. Le journal intime de la gamine s'apprecie un peu quand on arrive à passer outre le côté pré-ado suicidaire en plein cliché. Mais pour la partie concierge c'est juste impossible pour moi. Extrait:

"[...]N'est-ce pas par la force de discours bien appris que nous portons aux nues les créations de l'homme tandis que nous dénonçons du crime de vanité illusoire la soif de domination qui nous agite tous --oui, tous, y compris une pauvre concierge dans sa loge étriquée qui, d'avoir renoncé au pouvoir visible, n'en poursuit pas moins en son esprit des rêves de puissances ?"

   Toutes les parties monologués de la concierge sont écrites dans ce style qui représente tout ce qui me gonfle dans la littérature française. C'est d'une lourdeur, d'une prétention, le besoin tellement grossier de faire des phrases, de placer du vocabulaire, des références, des tournures, des fioritures, des formules, que c'en devient imbuvable. Le succès littéraire du bouquin m'interroge donc, on l'a même adapté au cinéma (pas vu non plus).

   Bref je ne veux plus me forcer à lire des choses qui me gonfle. J'ai accordé une chance de 100 pages au bouquin qui en contient 400. Raté.

   Je voulais vous parler de deux sujets dans des prochains posts. Le Nord et mon Boulot. Il se trouve que l'élégance du hérisson m'a fait pensé au Nord. Je m'explique:

   Avant de commencer à m'épancher, je tiens à préciser que ce que je vais dire n'est que mon ressenti et en aucun cas une vérité générale. Comme tout le monde je peux me tromper, mal juger, méconnaître que sais-je encore. N'empèche, cela fait un petit moment que j'ai déménagé à Lille maintenant. Juin 2012, quelque chose comme ça. Un petit moment que j'essaie de trouver de l'intéret à la région. Et il y en a. La ville bouge pas mal en terme de concert, de spectacle, d'événement culturel, y'a pas mal de bar et d'animation le soir, le vieux-Lille est joli, on y trouve de bons restaurants et la bière Belge de qualité coule à flot et en variété. Si on s'éloigne beaucoup, la côté Nord-Ouest est même assez belle à voir. Mais voilà je n'aime toujours pas le Nord.
   Sans étaler les clichés, le Nord me semble surtout vide. Des champs de patates, de navets et de choux de Bruxelles à perte de vue. Des lignes droites. Des paysages plats. Une absence étouffante de forêt, de relief. Quand je prends ma moto pour rouler je sais que je ne trouverai pas de coin sympa sans faire plus d'une heure de route. Le décor est déprimant. Si le Nord est réputé pour l'Urbex, il y a une raison. Dans toutes les plus petites villes on trouve des maisons abandonnées, délaissées et fermées. En face de chez moi, un peu plus loin. Partout.

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   Ce qui me dérange le plus dans cet abandon, c'est qu'il dure. Les terrains ne sont pas récupérés par les villes. Les bâtiments ne sont ni réhabilités ni détruits. On laisse ça comme ça et on met un grillage autour si c'est un peu dangereux. Le coin me semble en constante décrépitude, sans volonté d'y faire quoi que ce soit.

   Cet aspect global est renforcé par la saleté environnante. Évidemment si vous restez au coeur de Lille, c'est à peu près propre. Mais il suffit de s'éloigner un peu pour voir ce qui m'a le plus choqué ici. C'est crade. On rappelle sans cesse sur les voies rapides qui ne faut pas balancer son merdier partout.

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   Le plus souvent sans succès. J'étais toujours étonné en début de mois de voir la quantité de déchets jetés dans les rues au passages des encombrants. Des tas d'un mètre de haut devant chaque porte. On trouve des décharges improvisées un peu partout en se baladant. Dans les rues tout est jeté par terre comme si c'était normal. Cet aspect crasseux est empiré par la pluie d'une régularité accablante. Tout semble gras et poisseux.

   En parlant de pluie, je ne pense pas qu'il pleuve beaucoup plus souvent qu'ailleurs mais c'est pourtant ce que je ressens. Les rues semblent toujours recouvertes de la dernière pluie, de cette couche luisante qui ne sèche que pour quelques minutes. Avant de ce pointer au moment où vous vous croyiez à l'abri. Il ne pleut pas plus, il pleut plus régulièrement qu'ailleurs je crois.

   J'en arrive au dernier aspect du Nord qui devrait remonter le tout: les gens

Au concert de Birdy Nam Nam l'autre soir, l'un des DJ reprenait avec un grand sourire les paroles d'une chanson d'Enrico Macias  : "Les gens du Nord ont dans le coeur le soleil qu'ils n'ont pas dehors". Et c'est pas faux. Le public est réputé le meilleur de France. Mais pas que.

C'est aussi ici que j'ai vu le plus de mendiants. À tous les feux de grand passage, dans la rue, dans le métro. Des clochards, des punkachien, des immigrés roumain ou d'ailleurs. C'est aussi ici que j'ai vu le plus de racistes qui pensent ouvertement qu'il faudrait foutre le feu à tous les camps de roms qui poussent comme des champignons. J'ai aussi rarement croisé autant d'alcooliques déambuler dans les rues. Peut-être que c'est à cause des stéréotypes sur la région que je le remarque plus qu'ailleurs. Je remarque aussi plus d'handicapée à différents niveaux. Physique, des démarches difficiles, ou mentale avec pas mal de gens qui auraient besoin d'un traitement mais qui se baladent simplement en se parlant, s'insultant tout seul ou les autres. Je passe sur le forte proportion de mère avec 3 ou 4 enfants qui semble subir leur gamins plus que les élever. L'ensemble me donne parfois l'impression de parcourir la cours des miracles.

   Quand j'essaie de conclure, je repense donc à l'élégance du hérisson. Je me demande si du haut de mon regard extérieur et hautain, je ne reproche tout simplement pas au Nord d'être pauvre alors que je ne suis pas mieux. Si en fait ce n'est pas juste ça les villes "populaires", avec un des plus hauts taux de chomage. Je me dis alors que je suis juste un mec de classe moyenne avec un regard méprisant sur ses semblables. Un peu comme cette concierge du bouquin qui m'insuportait tant.

Je ne sais pas trop.

   Au final, ce que le Nord a de mieux à offrir, c'est sa facilité à le fuir. On n'est pas loin de la Belgique, de la Hollande, de l'Angleterre, de Paris.

   Et puis, qui sait, j'ai peut être des choses à y découvrir encore. Et mon regard peut changer. On verra


Bonne année quand même !

Posté par Ktana à 19:38 - Blabla [6] - Permalien [#]

14 novembre 2015

J'ai deux places pour un concert...

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...demain au Bataclan. Mais je doute de pouvoir y assister. C'est un peu le bordel dans ma tête. Je pense à plein de choses et ce poste risque fort de partir dans tous les sens.

C'est Antoine Daniel et Navie qui m'ont informés, via twitter. Je ne comprends pas trop les messages, puis j'apprends qu'il y a une prise d'otage au Bataclan et ma première réaction c'est de me dire que ça risque d'annuler celui de dimanche et que franchement ça fait chier parce que je veux voir Deftones depuis un moment. J'ai réservé une chambre d'hôtel même, et lundi, on enchaine avec Marilyn Manson au Zénith alors bon.

Et puis les nouvelles se précisent, on ne parle plus d'entendre des coups de feux mais de morts. On parle de grenade qui explosent. Les infos se contredisent sur les lieux des fusillades, et en fait non, c'est à plusieurs endroits.

Je fais comme beaucoup alors: j'actualise. Twitter, les sites d'information en continue. Et j'ai la gerbe. C'est la course au bilan mortel. 120 à ma gauche, 140 à ma droite qui dit mieux ? BFM m'annonce en continue qu'il ne sait rien de plus que moi mais il le répète toutes les trois minutes. TF1 me lance automatiquement une pub format A4 au volume maximum à chaque fois que je clique sur les deux lignes d'une brève mise à jour de la situation. Twitter relaie des visages inconnus en demandant des nouvelles des proches qui devaient être au Bataclan.

Et je réalise que j'ai deux billets pour ce même endroit. Et qu'à 48h près c'est une photo un peu mal cadrée me représentant qui tournerait sur ces même pages. Le réalisateur automatique lance le film dans tête. Je suis à une terrasse de café, je prends une bière avec Eli et tout va bien, je me dis qu'il fait frais et que j'aurais du prendre une veste. Et puis les tirs.
Je suis à un concert, collé à la scène comme d'habitude quand le groupe s'arrête de jouer et les gens hurlent de douleur derrière moi. Je coupe le film dans ma tête.

Je regarde ces visages défiler sur ma timeline et je repense à un texte de Desproges, sur les gens qu'on connait pas:
"Les gens qu'on connaît pas, les doigts nous manquent pour les compter.
D'ailleurs, ils ne comptent pas.
Il peut bien s'en massacrer, s'en engloutir, s'en génocider des milles et des cents chaque jour, il peut bien s'en tronçonner des wagons entiers, les gens qu'on connaît pas, on s'en fout.
Le jour de récent tremblement de terre de Mexico, le gamin de mon charcutier s'est coupé un auriculaire en jouant avec la machine à jambon.
Quand cet estimable commerçant évoque aujourd'hui cette date, que croyez-vous qu'il lui en reste ? 
Était-ce le jour de la mort de milliers de gens inconnus ? Ou bien était-ce le jour du petit doigt ?"

Je me dis que c'est une réflexion horrible et terriblement drôle. Parce qu'elle est vraie. Ces gens, je ne les connais pas. Et d'ici six mois tout le monde sera passé à autre chose. Combien de "Je Suis Charlie" sont encore affichés sur facebook, sur les devantures de magasin ou ailleurs ? Plus beaucoup. Au moment de Charlie je n'ai rien dit. J'avais la rage. On tapait sur une de mes valeurs les plus importantes, la liberté d'expression, de rire de tout et surtout du pire.

Aujourd'hui c'est pire. On ne revendique rien d'autre qu'une boucherie sans autre but que de faire peur. J'ai toujours détesté les religions, dans leurs globalités. J'apprecie beaucoup les valeurs, les textes, les images, la morale ou même la mythologie qui s'en dégage. Mais la religion appliquée est un truc qui me révulse. Je laisse chacun faire ce qu'il veut de sa vie et croire en ce qu'il veut. Ca ne m'empèche pas de juger.

Pour moi, les religions représente ce qu'il y a de pire parce qu'elles profitent au mieux de la connerie humaine. De la peur de l'autre, de l'obscurantisme rassurant et conservateur, qui fait qu'on peut haïr, tuer, violer, n'importe qui du moment qu'on le fait au nom de dieu. On accorde une confiance aveugle à des textes nébuleux vieux de plusieurs milliers d'années. Le pire étant qu'on a trouvé l'argument imparable à tous les contre-arguments à la religion: la foi. Tu peux pas comprendre, t'as pas la foi.
Je m'égare.

Hier soir je ne voulais pas suivre en direct. Je suis allée dormir avant l'assaut, avant le dernier bilan. Avant de dormir, tu m'as demandé si j'avais peur. Je t'ai répondu "Non". Sans préciser plus.
Je n'ai pas peur, je suis en colère. Contre la connerie, la bêtise. En sachant que ça continuera. Dans deux, quatre, neuf mois. Parce que la connerie est inarrêtable.

En attendant, j'ai deux places pour le Bataclan. J'en fais quoi ?

Posté par Ktana à 15:59 - Blabla [2] - Permalien [#]

25 octobre 2015

Mention Deux Roues

  Un silence radio de plus de deux mois, je sais c'est long. Faut dire que j'avais un peu la tête dans le guidon. Au sens propre. Les six semaines de formation sont passées vite, très vite, voire trop vite. Attention, pavé à venir.

  Cette formation a très bien commencé, nous étions une quinzaine répartis en deux groupes. Quand le premier groupe était en salle pour apprendre les fiches "mécanique/sécurité routière", l'autre faisait de la pratique personnelle. L'ambiance était beaucoup plus détendue et agréable qu'en formation auto puisqu'avant la fin de la première semaine, un barbecue était déjà organisé au centre de formation. Et ce qui est bien ce que cette ambiance ne s'est jamais dégradée. Chacun était là par passion avec une réelle envie de réussir, là où en tronc commun(formation auto), on pouvait sentir que certains se retrouvaient là un peu par hasard ou par obligation. Même si j'étais le seul à payer intégralement ma formation, la plupart de mes collègues avait aussi participé au moins en partie aux 3200€ réclamés pour suivre le programme de six semaines. Que des gens motivés en somme, avec des profils aussi différents que des personnes n'ayant jamais enseigné, tout juste sortie du diplôme de base, en passant par certains qui venait juste d'obtenir le permis moto jusqu'au quinca qui se décide à passer sa mention en prévision du futur départ de son moniteur principal. Des passionnés de sportive, de Harley, de basique à pas chère, de vieux tromblon, de moto cross, de piste et de balade dominicale.

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  Question environnement c'était un peu le rêve. la piste d'entrainement située au milieu d'un zone industrielle perdue en campagne, cernée par des champs de maïs, avait moins d'un an. Les motos fournies pour nous entraîner et pour l'examen étaient des Yamaha MT-07 toutes neuves, avec moins de dix kilomètres au compteur. Comparé à ma CB500 vieille de presque 20 ans, j'ai eu l'impression de rouler sur un vélo dopé aux hormones. Super maniables, légères, compteur digital et ABS mais aussi très plastique et un peu fade au bruit, c'était LES outils pour réaliser ce qu'on attendait de nous.

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  Je ne vais pas mentir, j'ai galèré. Les parcours rapides, à force de prendre confiance (parfois trop) ont vu leurs chronos diminuer à petit feu sans trop de soucis, le temps d'apprivoiser les limites de la bécane et de réapprendre les techniques de base pour rouler propre et donc rapide. Au début, on ose à peine pencher de peur de perdre l'adhérence et rapidement, ce sont les tampons de protection qui limitent l'angle que vous prenez. Et ce même sous la pluie, qui a hanté nos journée de pratique en s'abattant sur nous comme la misère sur le monde(j'ai maintenant un équipement pluie complet et efficace d'ailleurs).

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Les tampons entre le début et la fin de la formation

  En revanche pour les parcours lents ça a été l'horreur. Techniquement difficile à appréhender, au niveau du gabarit c'était pas simple non plus, étant l'un des plus léger, maîtriser le poids de la moto à allure extra lente avec un passager faisant entre 20 et 50Kg de plus que moi me semblait impossible. Les commandes d'embrayage trop sensibles à mon goût et trop loin pour mes petites mains ne m'aidaient pas non plus. J'ai lutté pendant quatre semaines sans maîtriser vraiment le bousin. Les choses ce sont débloquées avec le changement des commandes par des commandes réglables et un déblocage plus ou moins psychologique. À la fin, je passais tous les lents avec 80% de réussite à peu près.

  Le niveau était très variable aussi et j'avoue que voir certains collègues s'amuser à descendre sous les chronos des rapides de plusieurs secondes ou passer les lents le plus lentement possible en tenant la moto à la limite de l'arrêt était assez énervant voir déprimant par moment.

  Quand la formation a touché à sa fin j'avais le sentiment que j'allais foirer. Une réminiscence de ma mésaventure du tronc commun couplée avec mon manque de confiance dans le format de l'examen (le stress, le côté "pièce de théâtre", la rapidité avec laquelle tout peut tomber à l'eau). Il y a eu aussi quelques évènements qui me disaient que j'étais dans un mauvais karma alors que ce genre d'idée me fait habituellement sourire. Je me suis par exemple fait définitivement confisquer mon couteau de poche fétiche lors d'un contrôle de police à Gand.

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  Puis j'ai eu mon premier "accident" avec la voiture de l'auto-école lors de la semaine de boulot qui précédait l'examen. Sans gravité, en marche arrière à moins de 10km/h mais tout ça mit bout à bout me donnait un feeling vraiment mauvais pour ce qui m'attendait.

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  Le jour J, j'étais vert de peur et je me trimbalais le pire mal au ventre de la création. Arrivé à 7h30 sur place, j'étais le premier à ouvrir le bal des examens, mais pas avant 8h30. Et à partir de là c'était presque parfait.
  J'ai commencé par tirer ma fiche orale et ai donc présenté aux inspecteurs toutes les particularités mécaniques des side-cars avant de leur expliquer en détail les dangers des modifications sur les cyclomoteurs. Ces même inspecteurs bien moins guindés que ce à quoi je pouvais m'attendre puisqu'en voyant ma tronche l'un d'eux ma gentiment lâché: "Détendez vous monsieur, on est entre passionnés". J'avais 15 minutes à tenir et j'ai tout donné en 11 minutes, certain d'avoir oublié des points essentiels.

  Ensuite c'est l'épreuve de maniabilité. Bouger la moto à l'arrêt ça va, je récupère mes 2/20 puis j'ai 8 points à prendre sur le lent. Et là c'est le drame, je ne retrouve plus mes repères, mon estomac tente un triple loots et je parviens à faire deux tout droit dans le parcours. Je suis donc toujours à 2/20. Je m'effondre un peu moralement. Il me reste 10 points à prendre sur le rapide pour espérer limiter la casse et prendre un 12/20. La piste est quasiment sèche, trois goûtes d'eau se battent au sol mais la piste est déclarée humide. Ce qui signifie que tout les chronos demandés sont allongés de deux secondes. Ma peur à ce moment et d'être trop rapide et donc de prendre 0/10. Je fais mon parcours rapide en demi teinte, complètement paumé entre mon envie de rester dans les temps sans être trop lent non plus. J'arrête la moto dans les repères et les inspecteurs me tournent le dos pour faire la moyenne de leur chronométrage. Le temps semble s'arrêter et j'attends le jugement divin sur au moins un siècle avant que l'un des deux se retourne et me dise "c'est bon monsieur, vous passer à l'épreuve de pédagogie".

  Dépressurisation complète de l'habitacle, je respire. J'ai sauvé les meubles.

  Reste plus que l'épreuve avec un vrai élève, je peux tomber sur plateau ou circulation et je prie secrètement pour le plateau, tellement plus sécurisant. Moi et un autre candidat devons choisir à pile ou face pour savoir qui reste pour le plateau et qui part en circulation. Je décide de prendre la pièce et je lance: j'ai mon sésame pour le plateau.
  L'élève est une élève. Souriante, volontaire et en plus je la connais un peu. Je trouve son défaut assez rapidement et le cours me semble bien se passer. Au bout d'une heure c'est terminé. Même si un gros soulagement s'en suit, je sais que je ne serais détendu que lorsque les résultats tomberont, dix jours plus tard.

  Ce qui m'amène à vendredi dernier, journée pendant laquelle je guette mon portable toute la matinée. Vers midi et demi un candidat libre que je connaissais bien m'appelle avant mon centre de formation. Il y'a mon nom sur le site de la préfecture à la rubrique "Reçus Mention Deux Roues 2015"

  Au final j'ai eu mon 12/20 en pratique perso comme prévu, 18/20 aux fiches et 18/20 en pédagogie. Je suis un peu déçu d'être passé à côté du 20/20 en pratique perso pour une question de nerfs mais pour être honnête je m'en fous un peu. J'ai mon diplôme et quand l'envie m'en prendra, je pourrai trouver une auto-école faisant moto. Au moins ça c'est fait. Reste à rembourser le crédit. Et respirer. Ce qui est sûr, c'est que j'en garderai un très bon souvenir.

Prochain projet, passer le permis remorque mais ça peut attendre un an ou deux :D

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PS: Pour l'anecdote, le major de promo est une femme, la seule de notre formation :p

Posté par Ktana à 20:57 - En direct de ma formation - Blabla [4] - Permalien [#]

10 août 2015

What's Up Doc ?

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  Aller petite mise à jour les enfants. On va parler du plus important en premier dans ma check-list: Le Taf

Dans deux semaines exactement, j'attaque la formation pour ma "Mention Deux Roues" qui fera de moi, si je réussi, un moniteur moto. Six semaines de formation, au milieu de mon CDI. Donc deux semaines de congé et un mois de congé sans solde. Et puis la formation est payante donc un petit emprunt de 3200€ sur deux ans aussi. Et puis comme je me suis foiré la première année de mon BEPECASER j'ai un peu le spectre d'une redondance d'échec. Sauf que ce coup là si je me rate, ça va me coûter très cher. Et puis les attentes sont bien plus hautes puisque c'est pour ça que je me suis lancé à la base. Devenir moniteur moto, allier passion et boulot c'était ça l'idée. Le niveau demandé est plus élevé aussi. Pour le BEPECASER la moyenne était suffisante pour obtenir le diplôme. Ici il faut 12/20 minimum. Les épreuves sont un peu différentes également. Ça se déroule en trois parties sur une seule journée.

-Épreuve de connaissance: coef 2
Un entretient de 20 minutes sans préparations sur une des 25 fiches contenant chacune deux parties distinctes, à savoir mécanique et sécurité

-Épreuve de maniabilité du véhicule: coef 2
Trois parcours à effectuer d'un niveau bien au dessus de ce qui est demandé au permis. Je laisse le liens ici pour ceux que intéressent. Ça à l'air simple mais pour le moment j'ai l'impression qu'on me demande ça:



Alors que j'ai ce niveau là:


-Épreuve de pédagogie: Coef 6
Le gros morceau quoi. On tire au sort à pile ou face.
Soit une heure de cours en circulation, donc moi en voiture avec un talkie et l'élève en moto avec son walkie. Aucun moyen de gérer la sécurité à part par instruction vocale, là ou en voiture au moindre pépin je peux reprendre le volant les pédales ou la fuite...
Soit une heure de cours sur plateau (c'est à dire un lieu fermé dédié à la maniabilité de le moto).

Bref je suis motivé, mais honnêtement je me chie un peu dessus rien qu'à l'idée.



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  J'ai appris ce matin la mort de Coyote, l'auteur de Litteul Kévin donc je vous ventais les mérites il y a fort longtemps. Je n'irai pas jusqu'à verser une larme, plein de gens bien meurent mais là ça me fait un coup au moral de me dire qu'il ne sortira plus d'album.

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Une petites sélections de morceaux qui tournent en boucle en ce moment:

Mantra - Dave Grohl, Josh Homme, Trent Reznor

 

OCEAN - John Butler - 2012 Studio Version

 

Willis Earl Beal - Too Dry To Cry

 

Yelawolf - Till It’s Gone

 

Queens of the Stone Age - I Appear Missing



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À part ça rien de neuf  ;)





Posté par Ktana à 10:02 - Blabla [5] - Permalien [#]

14 mai 2015

L'empereur pourpre avait balayé en seulement un an toute résistance sur le continent. Ses partisans comme ses détracteurs attribuaient cette réussite à deux facteurs.
Le premier était la pratique d'une magie sinon noire, pour le moins obscure. On se racontait au coin du feu comment il avait tordu l'esprit de certain de ses adversaires pour qu'ils le rejoignent docilement, comment il avait maudit certains lieux d'affrontement à son avantage, rendant les terres gluantes pour ses ennemis, on disait qu'il pouvait même commander à la nature et que s'il le souhaitait, des rivières sortaient de leur lit pour noyer des armées entières. Les récits les plus incohérents se diffusaient à son sujet, on évoquait un pacte de sang avec des démons, des animaux sauvages s'immisçant dans la bataille à son profit ou des vagues d'insectes envahissant les camps adverses la nuit précédant le combat. Il était difficile de tirer le vrai du faux mais impossible de ne pas croire en une part de vérité. L'empereur avait des pouvoirs cela était certain, seule leur porté était inconnue et c'était là le principal problème de ceux qui voulaient sa perte.
Son armée était menée par son plus fidèle général, Istoban LaTour, un chevalier réputé invulnérable sur le champs de bataille et c'était à lui qu'on accordait l'autre partie du succès des différentes campagnes visant à "unifier les peuples". Ses stratégies militaires était implacables et violentes. Fier et vindicatif , il avait prit pour habitude de mener les assauts en première ligne contrairement à la logique admise qui veut que les têtes pensantes décident des plans à suivre, bien cachées à l'arrière des lignes alliées. Istoban n'avait qu'un seul plan, massacrer les forces qui lui faisaient face jusqu'à réédition de celles-ci ou jusqu'à l'anéantissement de toute opposition. Cette technique avait porté ses fruits et à mesure qu'il progressait vers la côte, sa légende grandissait et poussait les seigneurs à se rendre avant d'entamer la moindre hostilité. Sauf la Comtesse de Dunhill. C'était elle qui avait tenu tête le plus longtemps. L'affrontement avait duré deux jours.

La forteresse de Dunhill était située en haut d'une colline surplombant la zone. C'était une cité ancestrale bâtie dans la roche la plus dure du pays, avec des murs épais et solide que le temps n'avait jamais ébréché. L'armée d'Istoban avait été aperçue plusieurs heures avant qu'elle assiège les portes d'acier et la Comtesse Vera de Dunhill avait pris les devants en mettant son peuple à l'abri avec suffisamment de vivre pour tenir un siège de plusieurs mois. Istoban envoya un émissaire pour décider d'une manière convenable de se rendre. Quand il reçu une réponse négative, trois machines de guerre commencèrent à lancer des boulets sur les murs. Sans autre effet que l'éclatement des boulets contre les parois. Les machines se turent et Istoban se retira dans sa tente sans un mot. Quand le soir tomba, l'armée se retira au bas de la colline et certains soldats commençaient déjà à parler d'échec.
Au cœur de la nuit, Istoban était toujours absent. Assis sur un trône d'ébène rudimentaire et sans ornement, il était pourtant actif depuis plusieurs heures. Entre ses gantelets de fer, il manipulait sans lassitude un sablier forgé aussi long que son avant bras. Le métal était torsadé, noueux, presque supplicié et des grains de sables dorés s'écoulaient lentement entre deux vases si cristallin qu'ils semblaient invisibles. Un regard plus appuyé sur ces grains de sable nous révèle pourtant un détail important: les grains de sable sont en réalité de minuscules crânes humains sculptés dans l'or, chacun d'entre eux étant différent des autres. Pour peu que l'on resta assez longtemps à observer ce mouvement quasi-perpétuel, on pouvait observer un phénomène étrange, en effet, à chaque rotation pour relancer le décompte du temps, des crânes disparaissaient. En quantité négligeable au premier abord mais le fait était là. Le sablier serait bientôt vide.
Dans la fraîcheur du matin, un bruit sourd, comme un tambour de guerre étouffé, se fit entendre dans la tente d'Istoban et quelque chose émit un flash de lumière obscure qui souleva la toile de la tente un bref instant. Quelques minutes plus tard, Istoban sortait suivi de trois prêtresses et deux prêtres encapuchonnés de pourpre. Leurs tuniques étaient marquées de différentes runes alambiquées et de lourdes bagues d'argent leurs cerclaient les doigts. Sur la main gauche, on pouvait deviner un tatouage sang et cendre représentant une serre d'aigle. Une marque qu'on ne pouvait confondre avec aucune autre, celle des augures de l'empereur.
Des instructions furent données et à chacun d'entre eux fut attribué une escorte de protection. Ils se repartirent alors équitablement autour de la citadelle et commencèrent alors une procession en tournant autour de celle-ci. Chacun d'entre eux psalmodiait des incantations tout en marchant à allure lente sous les flèches des gardes de Dunhill. L'armée impériale observait, intriguée par ce cortège inquiétant, la lente valse. Après une heure de cet étrange manège, les premiers signes furent visible. Par endroit, le mortier qui unissait les murs s'effritait. En haut des remparts, les archers redoublait d'effort et quand un des membres de l'escorte en contrebas était abattu, deux nouveaux soldats parés de bouclier prenait sa place. Un halo de poussière commençait à embrumer toute la forteresse. Les jointures entre les blocs de pierre disparaissaient lentement, emportées par le vent et les incantations. Quand le premier roc, lourd de plusieurs tonnes se détachât des parois, des cris de joies se firent entendre dans tout le camp. De l'enceinte de Dunhill, parvenaient des cris de panique. À mesure que le chateau se morcelait, la ronde formée par les oracles s'élargissait.
Un drapeau blanc fut hissé en haut du donjon et les oracles se retirèrent dans la tente d'Istoban. Les hommes attendaient tous d'attaquer le fort mais le Général resta silencieux. Quand la porte d'acier principale s'ouvrit, il ordonna de tuer tout ceux qui tenteraient de quitter Dunhill. Dans la panique, plusieurs personnes fuyaient leur cité qui s'abattait sur eux. Leurs courses furent stoppées net par des flèches qui n'avaient que trop longtemps attendu d'être tirées. Quelques minutes plus tard, dans un vacarme évoquant la mort d'une montagne, tout s'effondra dans un colossal nuage de poussière, qui avait été vu à plusieurs miles de là. Quand le dernier bloc atteint le sol, un râle d'agonie multiple et douloureux hantait la colline. Comme un château de cartes dans la brise, Dunhill, sa forteresse, son peuple et sa comtesse avait été balayé de la carte. Istoban n'avait pas bougé, pas tressailli d'un pouce de toute la matinée. Le nuage de poussière n'était pas encore dissipé que l'armée reprenait sa marche inexorable vers la côte. Une faction avait été laissé sur place pour achever les blessés et piller ce qui pouvait l'être.
La colline est désormais connue sous le nom de Dungrave et les voyageurs font parfois de large détours pour éviter ses ruines. 

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13 avril 2015

I'm not dead, yet

   C'est vrai que c'est un peu mort par ici. Quatre mois sans post. Y'a encore quelques personnes qui passent, mais rien de frais à l'horizon alors les visites s'espacent. Je vous en veux pas remarquez, je suis rarement celui qui prend des nouvelles, je fais un peu pareil, je regarde de loin si tout va bien mais je m'arrête rarement de peur de déranger, ou pire, de dire des banalités.

   Faut dire qu'il m'est arrivé un truc effroyable. On appelle ça le boulot je crois. Un truc qui vous laisse un peu sur le carreau à la fin de la journée. Mais y'a moyen d'y survivre et de faire des choses à côté aussi. Et j'en fais, je vous rassure. Mais ça vaut pas toujours le coup de le raconter. Alors qu'en est-il depuis le temps ?

   Si je regarde mes posts de l'année dernière, je ne parle que de ma formation ou presque avec quelques coupures culturelles. Ben c'est pas fini. Pour le boulot ça se passe bien, j'ai pris mon rythme, je gère mes élèves, mes réussites et mes déceptions, j'ai compris que je ne pouvais pas passer l'examen à la place de mes élèves et que donc je devais accepter qu'ils se foirent dans les grandes largeurs même après m'avoir montré le meilleur. Ma boite va bientôt changer de patron et je m'inquiète un peu de voir comment vont tourner les choses avec quelqu'un de différent aux commandes. Mais jusqu'ici tout va bien. Je suis en train de mettre en route ma mention "deux roues" ce qui me permettra de de devenir moniteur moto, moyennant la réussite à l'examen. Du coup nouvelle formation sur 6 semaines en septembre pour la modique somme de 3120€. Vu le prix vaut mieux pas que je me foire cette année. On verra bien.

   Sinon je ne joue pratiquement plus qu'à deux jeux, Hearthstone et League Of Legends. Je suis d'un niveau réellement affligeant à Hearthstone mais c'est pas grave, je m'amuse quand même. Les variantes de gameplay et les différents combos sont juste hallucinants et je me prends à admirer la manière dont je me fait mettre par certains joueurs. Pour LoL, c'est une élève qui m'a fait m'y remettre en m'expliquant qu'elle y jouait. J'avais déjà testé il y'a longtemps et après m'être fait massacré au premier match contre l'IA en mode débutant j'avais lâché l'affaire, trouvant le jeu mou et sans grand intérêt.
En m'y remettant j'ai cette fois pris le temps d'écouter les conseils du tuto et après avoir étudié un peu plus le bousin, j'y ai trouvé une immense profondeur. Le documentaire "Free To Play" conseillé par Eliness et qui parle de Dota (mais c'est le même jeu hein...) le défini comme un croisement entre le football et les échecs ce que je trouve assez juste.

   Vous prenez un champ de bataille, l'objectif est de défoncer le donjon adverse, celui-ci étant protégé par plusieurs tourelles qu'il faut détruire auparavant. Basique. Vous vous battez à cinq contre cinq avec plus de cent personnages différents possibles pouvant avoir différents rôles(tank, assassin, mage, support, etc). On obtient une bataille où les placements sont vitaux, le contrôle de la map primordial, les contre-attaques fulgurantes, la prise de certaines tourelles épiques, des match-up compliqués, des assauts laminés par un jeu d'équipe et des moments de grâce quand un joueur tente le tout pour le tout pour gagner le match.Bon je suis pas doué à ce jeu non plus(story of my life). Mais c'est vraiment intéressant, à jouer et à regarder.
(à propos j'ai trois clés Heroes Of The Storm, le DOTA/LOL de Blizzard, si ça intéresse quelqu'un...)

   Sinon niveau cinéma c'est la déchéance, vu que je bosse, l'interêt d'une carte illimité est devenu une dépense inutile et pour la rentabiliser, je devrais me forcer à aller au cinéma tous les week-end. Donc je stream, et je regarde des séries plutôt. Je pense bientôt relancer mes dimanches à quatre films pour contrebalancer tout ça. Le dernier bon film que j'ai vu est Birdman, sans surprise.

   En parlant de regarder quatre films, je sors un peu aussi. Pour voir des gens vraiment biens et des films en même temps. On est donc allé au BIFFF pour La Nuit. L'occasion de voir des films dans des conditions qui feraient pleurer le cinéphile snob qui sommeil en vous. Devant des films d'horreur/fantastique de qualité très variable le public est là pour savourer le film comme on le lui interdit d'habitude. On peut donc hurler à l'héroïne "derrière toi !" quand une ombre passe, incendier les spectateurs qui se lèvent devant vous, jeter ballons, capotes et rouleaux de PQ à travers la salle, demander aux acteurs de fermer les portes derrière eux et les remercier quand ils le font, hurler à la lune chaque fois qu'elle apparaît à l'écran. Finalement le film est presque secondaire dans cette nuit qui en diffuse quatre plus un court métrage. L'important est de se lâcher, rire, se moquer et dormir si l'envie vous en prends vers 3h du mat devant un film d'horreur argentin au scénario nébuleux et aux effets spéciaux questionnables. En plus si vous tenez la nuit, on vous offre croissants et café. Le BIFFF, ou pour le moins la nuit du BIFFF, risque fort de devenir une tradition incontournable désormais.

En ce qui concerne l'écriture c'est un peu le passage à vide mais j'y travaille. La preuve je vous écris là maintenant tout de suite.

À la prochaine !

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24 décembre 2014

Dans la continuité de l'année de cinéma je ne saurais que trop vous conseiller le bilan du Sieur Fossoyeur puisque nous sommes d'accord sur de nombreux points(sauf Lucy et 47 Ronin que je classerai dans les bof mais pas si mal), et en plus y'a tout plein de bons films à se garder sous le coude(comme Predestination dont je n'ai pas parlé puisque c'est un direct-to-dvd mais qui vaut le coup aussi)

Entre 6min et 33min pour les impatients :

BILAN 2014 !

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14 décembre 2014

Une année de cinéma

Je vais revenir sur les films que j'ai vu cette année et surtout, que j'ai retenu, en essayant de me contenter de ceux sortis cette année. Ce qui en fait tout de même 17... 

Vous ne m'en voudrez donc pas de ne pas vous faire une critique complète pour chacun ;)
À côté du titre, la période de visionnage du film.

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Stoker (Février)

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De Monsieur Chan-Wook Park, réalisateur de la trilogie Vengeance(Sympathy For Mr Vengeance, Old Boy, Lady Vengeance)
Cette fois c'est avec des acteurs US qu'il tourne et ça vaut toujours le coup.
La thématique évolue mais c'est toujours beau à voir et le casting vaut le détour.
La B.O. n'est pas dégueulasse non plus, avec Clint Mansell aux commandes. Mention spéciale pour les deux morceaux de Emily Wells qui habitent l'album.



Open Grave (Février)
 

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Un homme se réveille, mains attachées, sous la pluie, au beau milieu d'un charnier et amnésique.
Avec un point de départ de ce genre j'avais peur qu'on s'essouffle vite. Mais non. C'est encore bien après.


Only Lovers Left Alive (Février)

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Encore un film de vampires:
Ouais mais là y'a pas de loup-garous
Ouais mais y'a Tilda Swinton, Tom Hiddleston et Mia Wasikowska(déjà présente dans Stoker)
Ouais mais là c'est fait par Jim Jarmusch donc forcément c'est pas tout pareil comme les autres(Ghost Dog, Dead Man...)
Ouais mais en plus la B.O. est juste planante et géniale comme il faut(écoutez Taste Of Blood pour vous en convaincre)
Et de toute façon c'est bien.


Her (Avril)

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Si mon gout pour les jolies femmes n'est pas un secret, il y'a une choses qui compte aussi beaucoup et qui n'a rien a voir avec la plastique de ces dernières: La voix
J'ai un léger faible pour ces voix un peu à part comme celle d'Emma Stone, Kat Dennings, Jennifer Tilly ou encore Laura Prepon plus récemment, et dans le cas présent, c'est la voix de Scarlett Johansson qui hante littéralement le métrage.
Ajoutez des sujets intéressants(l'intelligence artificielle, la "solitude moderne"), Joaquin Phoenix qu'on ne voit que trop rarement, une photo très soignée et vous aurez un bon film à vous mettre sous les pupilles.


The Rover (Juin)

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Un petit bijou pour moi. Guy Pearce se fait voler sa voiture dans une Australie post crise mal définie. Il tombe sur le frère du voleur joué par Robert Pattinson.
Voilà, c'est pas bien compliqué mais c'est foutrement bien joué. Les deux acteurs portent le film du début à la fin.


The Raid 2 (Juillet)

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On prend ce qui était bien dans le premier et on fait plus mieux. Donc de l'action, de la violence et encore de l'action. Un vrai bon défouloir avec de la baston bien shootée et une poursuite en voiture qui ressemble vraiment à quelque chose. En gros tout ce que ne produit plus le cinéma Hong Kongais des années 90.


Under The Skin (Juillet)

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Scarlett encore dans un OVNI qui vaut le détour. Original, un peu malsain, une musique qui vous met un léger malaise tout du long.
Un film expérience. Pas révolutionnaire ni surréaliste non plus attention. Juste à part, et à voir.


Blue Ruin (Juillet)

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Ce film m'a fait pensé à un Cohen en plus sombre. Une banale histoire de vengeance, mais diablement bien foutue.


Coldwater (Juillet)

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Coldwater est un camp de redressement pour jeune délinquant. C'est un lieu où on se plie aux règles para-militaires sous peine d'être remis dans le droit chemin.
On suit donc un de ces jeunes dans cet univers fermé sur lui-même.
Un peu dans le même esprit que Dog Pound mais dans un environnement différent.


Lucy (Août)

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Scarlett aura été très présente cette année donc, mais c'est surtout Besson le réalisateur(ne me parlez pas du producteur) qui m'intéresse dans le cas présent.
Parce que des films comme Léon, Nikita ou le Cinquième Élément sont pour moi des œuvres de références et que, depuis Angel A, il ne m'avait pas reconquis(bien que je n'ai pas encore vu Jeanne D'arc ni The Lady)
C'est chose faite avec ce film, où Besson fait du Besson, du comme je l'aime. Du divertissement bien réalisé avec comme personnage principal, une héroïne.
Personnellement, le fait que le plot de départ soit bidon(les 10% du cerveau utilisé toussa), ben je m'en contrefout. Le film, il est cool, picétou.


Fruitvale Station (Août)

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Tiré de l'histoire vraie d'un 31 décembre 2008 particulier à San Francisco.
Voyez-le sans bande annonce, ni spoiler d'aucune sorte.


Enemy (Août)

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Denis Villeneuve était déjà responsable du très bon Prisoners l'année précédente et il récidive encore.
Jake Gyllenhaal campe un prof d'histoire un peu dépressif, mal dans sa peau et avec sa nana jusqu'au jour où il trouve son doppelganger qui joue un figurant dans un film qu'il regarde. Il va alors se mettre en quête de ce double.
Le film est juste énormissime de symbolisme et d'interprétation, son seul défaut étant quelques longueurs qui peuvent en rebuter certain. Mais ça vaut le détour.


Gardians of the Galaxy (Août)

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Une bonne surprise, un bon Marvel. Rien à ajouter.


Calvary (Août)

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Le prêtre d'un petit village se voit menacé de mort. Il va donc chercher dans sa communauté qui en veut à sa vie. L'acteur principal est pour beaucoup dans mon appréciation de ce film.

 

 

 

Locke (Septembre)

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Tom Hardy, dans sa voiture, pendant une heure vingt, avec son téléphone en bluetooth, et... c'est tout.
Ça peut faire peur au premier abord mais c'est génialement fait. On comprend au fil des appels l'histoire de Locke et pourquoi il roule.
Un petit côté Buried dans le principe, en beaucoup moins oppressant, et beaucoup plus malin(j'ai pas trop aimé Buried)
Et puis j'aime bien Tom Hardy.


Gone Girl (Octobre)

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J'aime aussi David Fincher (Se7en, Fight Club, toussa toussa), il ne me déçoit pas.
Et là non plus.
Ben Affleck joue comme d'habitude un mec assez froid et ça tombe plutôt mal puisque sa femme vient de disparaître et il est le principal suspect.
L'enquête avance en même temps que lui cherche d'une part, sa femme, et d'autre part, à s'innocenter alors que tout le désigne.
Rosamund Pike qui joue sa femme est formidable. Le film joue à nous perdre continuellement, tant dans les indices que dans le ton du film.
Du bon boulot encore une fois.


John Wick (Novembre)

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Une histoire de vengeance pour changer. Keanu Reeves joue un bad guy à la retraite. Évidemment, il se fait embêter et reprend du service.
Voir Néo en antihéros c'est cool. Ça me rappelle Constantine. Et c'était bien Constantine.
Ben là c'est pareil, sans les démons. Mais avec des flingues et des belles bagnoles.
J'ajoute que le film à une très bonne B.O. notamment le morceau "Killing Strangers" de Marilyn Manson qui ne sera disponible qu'en Janvier sur l'album "The Pale Emperor".


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Je serais pas contre vos avis sur ces films quand vous les aurez vu, et pourquoi pas me dire quels sont vos films incontournables de 2014 ;)

Posté par Ktana à 00:09 - Ca m'interesse - Blabla [2] - Permalien [#]

20 novembre 2014

Ces albums qui vous forgent

Petite liste, non exhaustive, des albums qui ont forgé les bases de ma culture musicale:

Queen - News Of The World (1977)

Queen_News_Of_The_World

L'un des premiers albums que j'ai écouté était un vinyle. Il contient We Will Rock You, We Are The Champion et Spread Your Wings, je partais donc sur une bonne base.

Pulp Fiction Soundtrack (1994)

PulpFictionSoundtrack

Trainspotting, Donnie Darko, In The Mood For Love, Léon, Requiem For a Dream, Avalon... tout ces films ont en commun une chose qui fut initiée par Pulp Fiction: mon amour des musiques de films
Pour être honnête le deuxième CD que j'ai acheté était la BO de Philadelphia mais c'est celui de Pulp Fiction qui m'a le plus marqué.

Noir Désir 666.667 Club (1996)

Noir_Desir_-_666

 

J'aimerais vous dire que je connaissais Noir dés depuis leur début mais non, c'est avec cet album que j'ai découvert vraiment le groupe même si je connaissais déjà des titres comme Tostaky et Aux Sombre Héros de L'Amer.
Cet album ne contient que des tubes pour moi.


Radiohead - OK Computer (1997)

Radiohead

Karma Police était bien sûr la chanson qui m'a fait acheter l'album de ce groupe dont je ne connaissais que Creep. Et ce fut ma première vraie claque. La première fois aussi que je découvrais le plaisir d'écouter un album d'une traite, un casque sur les oreilles, allongé dans son lit en ne faisant rien d'autre que profiter de la musique.
Un objet de culte et le début d'une longue histoire d'amour avec Tom Yorke.


Björk - Homogenic (1997)

Bjork_-_Homogenic_album_cover

 

Homogénic fait partie de ces albums qui s'écoute d'une traite aussi. J'avais découvert l'islandaise une nuit sur M6 avec le clip de Bachelorette et je fut conquis. J'ai emprunté le CD à mon oncle un jour. Je l'ai toujours.


IAM - L'Ecole DU Micro D'Argent (1997)

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1997 fut une grande année il semble car c'est aussi cette année là qu'IAM sortait L'Ecole Du Micro D'Argent, ma première découverte d'un rap différent, avec des instruts magnifiques, des paroles bien éloignées des éternels Ego Trip et des textes travaillés comme je l'avait rarement entendu. Je ne compte pas les nuits ou je me suis endormi en écoutant cet album usant prématurément les piles de mon baladeur, toujours sur repeat.


Tool - Lateralus (2001)

Tool_-_Lateralus

Nico, que je remercie au passage, m'a fait découvrir pas mal de choses musicalement, dont le Sieur Maynard James Keenan qui officie chez Tool, A Perfect Circle et Puscifer.
Encore un album qui s'écoute d'une traite, à conseiller sans modération.

Daft Punk - Discovery (2001)

Daft_Punk_-_Discovery

 

Évidement je connaissais Homework en 1997, Around The World et Da Funk en tête de liste mais cette année là, la communication sur cet album a réalisé un boulot de fou(rappelez-vous le petit vaisseau vers en pixel qui tournait sur l'intro de One More Time) et je me suis jetté sur le CD pour découvrir ce qui reste à mon sens leur meilleur album.

 

System of a Down - Toxicity (2001)

SystemofaDownToxicityalbumcover

Une découverte de Nico encore, qui m'a réconcilié avec le métal, à une époque où pour moi le métal n'était que des guitares saturées et des mecs qui braillent. Si si.
Mais je suis guéri :D

Rob Dougan - Furious Angels (2002)

FuriousAngelsCover

Tout ça c'est la faute à Matrix. Après avoir écouté le morceau Clubbed To Death qui figure sur la BO il me fallait écouter l'album.
Ma plus grosse déception étant que c'est un one shot et que le monsieur n'a jamais ressorti d'album.
Furious Angels reste un très bon album que j'écoute toujours avec plaisir.

Ez3kiel - Barb4ry (2003)

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Certainement un de mes groupes préférés, revu encore sur scène hier soir(j'ai la baguette brisée du batteur pour le prouver)
le groupe Ez3kiel n'a pas cessé d'évoluer au cours des années, passant d'un dub sophistiqué à du métal noisy en passant par le classique et la trip hop. Barb4ry a fait de moi une groupie.

 

J'en oublie certainement d'autre(Paradisiaque d'MC Solaar, Elephant des White Stripes, The Score des Fugees, Urban Hymns de The Verve, Acid Dub Nucleik d'High Tone, Stoosh de Skunk Anansie...

Posté par Ktana à 07:15 - Musique du moment... - Blabla [6] - Permalien [#]