Ktana

Des bidules et des machins, intéressants ou pas...

---------WARNING------------ Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous.Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde de perdue dans votre vie. n'avez vous rien d'autre a faire ? Votre vie est elle si vide que , honnêtement , vous ne puissiez penser a une autre manière de passer ces moments ? Ou etes vous si impressionné par l'autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi a tous ceux qui s'en réclament ? Lisez vous tout ce que vous etes supposés lire ? Pensez vous tout ce que vous etes supposés penser ? Achetez vous tout ce que l'on vous dit d'acheter ? Sortez de votre appartement, allez a la rencontre du sexe opposé . Arrêtez le shopping excessif et la masturbation . Quittez votre travail. Commencez a vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité, vous deviendrez une statistique . Vous êtes prévenus.... Tyler.

18 mai 2012

Il est aisé de pressé la détente de la mélancolie,
Lorsqu'on est armé de nostalgie.

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16 mai 2012

11 ans d'attente

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   En 1997, j'épuisais mes doigts graciles sur Diablo premier du nom, en anglais seulement sur mon premier ordinateur, un Olivetti Pentium 120Mhz. C'était tout ce que je pouvais demander à un jeu, c'était sombre, un peu gore, et avec une base de Role Play simpliste suffisante pour me rendre heureux, trois classes basiques mais efficaces. Je descendais les paliers de l'enfer en cliquant comme un furieux sur des squelettes et démons de pixels. C'était un très bon jeu même si je devais parfois sortir le gros dictionnaire d'anglais pour comprendre une quête et que la résolution était hideuse(je vous parle de 640x480 là quand même...)

350px-Diabloscreen


   Début 2000, je sombre dans la suite et son extension. De nombreuse parties en réseau local avec un pote, puis en ligne quelques années plus tard, pour user jusqu'à la corde toutes les classes dans toutes les difficultés en recréant un personnage depuis le départ juste pour avoir l'arbre de talent idéal, au point de talent près. Toutes les classes étaient intéressantes à exploiter et riche en possibilités. Des nuits à marchander des items sur un canal hanté de no-life ou à tuer en boucle le même boss en espérant qu'il drop enfin l'item que l'on cherche pour compléter l'équipement qu'on a soigneusement mis au point après de longues études sur des forums et de simulateurs. Des orgies d'assassinat de vaches armées jusqu'aux dents pour grimper les niveaux plus vite et avec l'expérience et l'habitude, créer un personnage lvl 85 (sur 99 possibles), en une seule journée... Ce jeu je l'ai ruiné, parcouru dans tous les sens dans toute ses possibilités et pourtant il était pas bien beau non plus... J'ai fini par m'en lasser bien sûr. Mais après un sacré moment.

Diablo2-Cow-Level


   Et puis pour ceux qui l'ignoraient encore, hier est sorti le 3ème opus, un messie attendu depuis près de 11 ans. Alors je ne pouvais pas passer à côté vous comprenez. Je guettais le mail de confirmation de livraison, et le soir je pestais contre les serveurs qui étaient incapables de supporter l'assaut massif de fans(des millions) voulant leur dose après une si longue attente. Quand enfin j'ai eu le sésame ouvert sur battlenet(non je n'ai pas joui) j'étais comme un gamin. Le jeu a fait un bond visuel contenu(c'est beau mais on a vu mieux) pour permettre, comme à l'habitude de Blizzard, au plus grand nombre de jouer sans avoir une machine de guerre. Le gameplay est toujours aussi basique(c'est un Hack&Slash en même temps...) et les capacités revues au plus simple aussi. Plus d'arbre de talent, plus de point de stat à distribuer non plus, l'expérience de WoW est passé par là, puisqu'ils ont même recyclé des aptitudes du MMORPG. Ça fait un peu mal au coeur mais d'un autre côté j'ai passé l'age de fouiller les forums anglais pour savoir si je dois ajouter une rune Jah ou Ber sur mon set du Roi Immortel. Le jeu a surtout le mérite de garder une recette éprouvée(pas de grosse évolutions finalement) en facilitant les aspects gonflants des versions précédentes (retour en ville sans scroll de portail, identification des objets aussi). Les sensations sont là comme au premier jour, les coups lourds du barbare donnent un impression de puissance, les flèches volent à une cadence de mitraillette, les effets de magie sont stylisés et bien foutus. J'ai donc honoré dignement ce prophète en jouant 6 heures d'affilées avec mon partenaire d'autrefois sur Diablo 2, repeignant l'écran d'explosion de flèches et de gerbes de sang de mort-vivants, me couchant à 3h30 du matin pour me lever à 6h30. Avec du café et de la volonté la journée se passe bien. Je le ferai pas tous les jours non plus. Mais ce jeu vaut le coups.

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15 mai 2012

Anonyme - L'Herbe Bleu

Ça se lit vite. Ça se lit bien. Ça a un peu vieillit aussi mais ça reste un bon bouquin, pour public ado quand même.

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07 mai 2012

Un peu de nouveau sur Flickr.

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06 mai 2012

Boogers - The Devil

Y'avait longtemps que je voulais bidouiller un truc sur cette chanson. Maintenant, c'est fait.

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05 mai 2012

William Faulkner - Le Bruit Et La Fureur

La littérature américaine classique, ça me botte, mais Faulkner il m'a énervé. Il m'a vexé surtout. Parce qu'il m'a obligé à lire la préface. Sinon j'aurais arrêté de lire je crois. J'aime pas lire les préfaces, neuf fois sur dix on vous explique que si tel personnage meurt à la fin du livre c'est en rapport avec tel évènement de la vie de l'auteur ou pour tel symbolisme, bref on vous spoil tout le bouquin alors que vous n'avez pas encore commencé à lire. Et pour le coups là j'avais pas le choix, parce que je ne comprenais rien à ce que je lisais. Faulkner a trouvé le moyen de se foutre de mon intelligence. Il faut dire qu'il y va fort. Ce bouquin est un puzzle camouflé en épreuve de lecture.

Pour commencer le livre se déroule sur trois jours de l'histoire présente et un jour du passé. Ces quatre jours sont racontés dans le désordre en quatre parties distinctes sans chapitre. Ces quatre parties sont de longueur et de difficulté décroissante comme si l'auteur cherchait à faire le grand ménage dans son lectorat entre ceux qui sont assez forts pour avancer et ceux qui renoncent.
La première partie est narrée par un autiste incapable de parler, ce qui veut dire que vous lisez une suite de sensations, de vision, de sons entrecoupées par ci par là d'autres sensations, visions ou sons qui sont des souvenirs signalés, mais pas toujours, par un passage à l'italique, et parfois le code s'inverse quand les souvenirs se mélangent au présent dans la tête de l'idiot que l'on suit, les seuls dialogues sont donc ceux des autres personnages attrapés par hasard par bribes en sachant qu'on vous balance une quinzaine de personnages non identifiés repartis sur trois générations et que pour couronner le tout, notre protagoniste change de prénom entre les deux époques. Pour être clair, on ne pige pas grand chose de ce qu'on lit. On comprend ou croit comprendre des choses au fur et à mesure que l'on se noie dans ces flots de mot qui sont un mixe d'ambiances et d'indices. J'ai trouvé ça très frustrant et c'est à la moitié de cette partie que j'ai cédé pour lire la préface qui m'a éclairci les idées, non sans me pourrir une facette de l'histoire se déroulant dans la deuxième partie.
La deuxième partie est racontée par un personnage qui s'appelle Quentin en sachant qu'il y en a deux dans le livre dont une fille, de même qu'il y a deux Jason et qu'on ne se donne jamais la peine de vous aider à savoir duquel on parle. À vous de faire les déductions nécessaires pour savoir qui et quand puisque l'aventure que raconte ce personnage est sans cesse parasitée par ses pensées, toujours en italique, qui hachent littéralement le récit vous obligeant à remonter sans cesse dans ce que vous lisez pour assembler le tout. Ajoutez des moments où il part carrément en live et vous vous retrouvez avec des pleines pages de mots répétés, saccadés, sans ponctuation, et vous comprendrez que ce n'est pas forcément beaucoup mieux que la première partie. Ça demande des efforts mais on y arrive.
La troisième partie est plus simple, presque trop facile, elle est racontée à la première personne par un des Jason, un enfoiré. L'italique a disparu et tout coule comme du beurre. On le suit et on s'insinue dans son mode de pensé et ses sentiments.
La quatrième partie quant à elle n'est plus que de la classique description à la troisième personne, sans surprise et c'est dans celle-ci que l'on a pour la première fois une description physique des personnages qui vient corriger celle que l'on s'était créée par touches successives au fil de la lecture.

Le livre laisse une impression bizarre. L'histoire est difficile à expliquer pourtant vous savez tout. Vous avez été présent avec tous les personnages et en réalité le fait de devoir mériter ce livre lui donne une dimension particulière. Plus on avance, plus la lecture est facile, plus on accélère, plus les pièces s'assemblent. C'est une expérience à essayer.
J'aime toujours la littérature américaine, je peux maintenant y ajouter Faulkner.

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03 mai 2012

Une bonne playlist par
--> ici <--

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20 avril 2012

Un tour de circuit avec le champion du monde. Histoire d'avoir une idée...



Je vous ai dit que ma moto me manquait ?

 

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18 avril 2012

Elle me parlait mais je ne l'entendais pas.
Je faisais des mouvements de tête et des humhums entendus.
Je ne comprenais rien. Juste un flot de paroles sans sens.
Je n'entendais que la musique en fond sans en distinguer les paroles.
J'avais peur et j'étais impatient.
Ma ceinture pendait à mon bras comme un sexe se remettant de sa petite mort.
J'essayais de la regarder dans les yeux pour occulter ce qu'elle préparait.
Je voulais comprendre, je voulais la comprendre.
Elle voulait que je soie bien installé mais j'étais incapable de le savoir tant j'étais tendu.
Elle m'a demandé de me détendre.
Elle m'a souris alors j'ai fermé les yeux.
Je distinguais enfin les paroles.
Je n'ai pas senti l'aiguille, j'ai senti le frisson sur ma peau.
Je n'ai pas senti l'injection, j'ai senti la chaleur.
La bouffée brûlante puis la sueur froide.
Et l'extase, violente et massive.
Elle m'a fauché comme une vague vous emporte au fond de l'eau.
Dans un abîme sans fond, effrayant et délicieux.
Je ne sentais plus rien. Mon corps avait fugué.
Je ne suis jamais remonté à la surface.
Alors elle m'a accompagnée quelques jours après.
Je ne sais pas si c'était pour le mieux.
Mais c'est ainsi.

Posté par Ktana à 22:55 - Ecrits dérisoires - Blabla [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avril 2012

Work In Progress

Je n'arrive toujours pas à mettre en forme ce que j'ai en tête. Le dessin c'est pas mon truc. Mais en essayant ça prend un peu plus forme. Un projet nait doucement. On verra jusqu'où il ira.


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Posté par Ktana à 13:30 - Ca m'interesse - Blabla [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

 

Il semble que la saison et la mode des tags reprend, en conséquence de quoi je me plie à la volonté de Zofia:

Écrire 11 choses à propos de vous-même.
Répondre aux 11 questions, puis créer 11 nouvelles questions pour les personnes taguées.
Choisir 11 personnes et mettre un lien vers leurs blogs sur votre post.
Se rendre sur leurs blogs afin de leur dire qu’ils ou elles ont été tagué(e)s.
Ne faire aucun tag sans les prévenir.
Vous devez obligatoirement taguer 11 personnes.

1. Ton livre de chevet du moment ?
Je suis sur Faulkner(et je peine) "Le Bruit Et La Fureur", sinon mon livre de chevet est toujours Rage de monsieur King.

2. Ton dernier film vu ?
... La Chèvre. Mais c'était pour une bonne cause.

3. Et alors c'était bien ?
Y'avait longtemps que je ne l'avais pas vu alors c'était une retrouvaille sympathique. Putain qu'il était jeune Depardieu !

4. Une idole ?
Personne en particulier. Les gens doués et créatifs en général, les artistes productifs qui sont sur 10 projets en même temps et qui les réussissent.

5. Pourquoi Lui/Elle ?
Par évidence. Ça se choisit pas, ça s'impose comme ça.

6. As-tu déjà fait quelque chose d'impensable, dont tu ne te serais jamais cru capable ?
Tout quitter, la rejoindre et prendre ma vie en main.

7. Ton envie du moment ?
UNE MOTO ! PUTAIN DE BORDEL À FOUTRE !

8. Une cause/un combat pour laquelle /lequel tu serais prêt à tout ou presque ?
La réponse classe c'est "Ma Liberté", en vrai pas grand chose.

9. Un regret ?
Des wagons. Ne pas avoir suivi mes coups de sang. Je crois que les remords et les cicatrices c'est plus valorisant pour soi-même.

10. Par la fenêtre, tu vois quoi ?
Mon volet toujours baissé. Qui donne sur un parking. J'aime pas les reflets sur mon écran de PC.

11. Les prochaines vacances c'est où, quand, comment, avec qui ?
À partir de mi-juin quand je serai au chômage. Peut-être un week end par ci par là à La Rochelle, Bruxelles ou Strasbourg. En train ou en voiture. Avec Elle.

Mes 11 questions seront:
1. Quelle est ton expression honteuse que tu sors à tout bout de champs en t'en mordant la langue ?
2. Le film que tu ne voudrais revoir pour rien au monde ?
3. Le sujet de philo que tu aurais voulu au bac ?
4. Le détail qui bousille ton impression sur une personne à la première rencontre ?
5. Ton acte manqué le plus marquant ?
6. Le titre du livre que tu voudrais écrire ?
7. Ta peur la plus vicérale ?
8. La chanson qui t'évoque le plus vieux souvenir ?
9. Celle qui te flinguera le moral quoi qu'il arrive ?
10. Une année qui compte ?
11. Pourquoi ?

Je refile le tag à Eliness, Aleks A.(si tu passes encore ici) et le Sushi !
Et comme je n'ai pas trouvé 11 personnes je vais pas non plus me donner la peine de les prévenirs ! Je suis comme ça moi, un vrai rebelle.

Posté par Ktana à 00:42 - Blabla [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 avril 2012

Silverchair – Emotion Sickness


Erupt again ignore the pill
And I won't let it show
Sacrifice the tortures
Orchestral tear cash-flow
Increase delete escape defeat
It's all that matters to you
Cotton case for an iron pill
Distorted eyes
when everything is clearly dying

Burn my knees and
Burn my knees and
Burn my knees and
E-motion sickness
Addict with no heroine
E-motion sickness
Distorted eyes
when everything is clearly dying

Burn my knees and
Burn my knees and pray
Burn my knees and
Burn my knees and pray
[All my friends say]
Get up get up get up get up
Get up get up get up
Won't you stop my pain

E-motion sickness
(To idle with an idol)
Addict with no heroine
Good things will pass
It helps with excess access
Lessons learnt

E-motion sickness
(Lost no friendship)
(Corrosive head pollution)
Lessons learnt

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À fredonner avec la voix de Dominique A

Te souviens-tu, de ces jours immobiles ?
Où nous restions cachés,
Où nous restions cachés...

À la poursuite de caresses malabiles
Nos étreintes s'envolaient
Nos étreintes s'envolaient...

Si j'avais su, ces instants si fragiles
Je t'aurais enlevée,
Je t'aurais enlevée...

Dis moi, combien de roses meurent en silence ?
Faute de n'être admirée
Combien d'autres poursuivent en toute innocence
Des fantomes éthérés ?

Si j'avais l'imaginaire moins fertile
Je pourrai t'oublier
Je pourrai t'oublier...

J'effacerai nos batailles inutiles
Éclats de verre brisé
Éclats de verre brisé...

À la mémoire, de nos actions futiles
Puisse ton rire éclater,
Puisse ton rire éclater...

Dis moi, combien de roses meurent en silence ?
Faute de n'être admirée
Combien d'autres poursuivent en toute innocence
Des fantomes éthérés ?

La vie me semble désormais si facile
Loin des batailles rangées
Loin des batailles rangées...

Je garde de nous un lien qui s'effile
Aux rythmes des années
Aux rythmes des années...

Adieu donc aux souvenirs dermophiles
L'encre s'est effacée
L'encre s'est effacée...

Dis moi, combien de roses meurent en silence ?
Faute de n'être admirée
Combien d'autres poursuivent en toute innocence
Des fantomes éthérés ?

Dis moi, combien de roses meurent en silence ?
Faute de n'être admirée
Combien d'autres poursuivent en toute innocence
Des fantomes éthérés ?

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28 mars 2012

   Il est dix heure du matin et je comate dans mon canapé. Le soleil tape directement sur les volets et je sens que d'ici peu, l'appartement sera un four. J'ai pas envie de bouger, mais je veux pas transpirer comme un cochon toute la journée. Je fini par me lever et je prends une douche glacée. Quand je ressors, la température a encore augmentée et je me dis qu'il est temps de sortir. J'embarque mon appareil photo en sachant qu'il me servira à rien.
   Il est pas loin de onze heure quand je descend. Dehors c'est pire. Le soleil fait chauffer le bitume qui brille comme un putain de lac de pétrole. J'hésite à faire demi tour mais y'a un petit vent frais qui souffle, du coup je me dis que ça devrait être supportable. Je m'épate de ma propre volonté. Je sais pas trop où aller alors je me dirige vers le parc municipal à deux pâtés de maison de chez moi. Arrivé là, je me rends compte que je suis le seul barge à être dehors. J'ai croisé personne et le parc est désert. Je jette un œil au toboggan en métal sur son île de sable. Je vois des colonnes d'air chaud vaciller au dessus et je me demande si on peut faire cuir un œuf dessus. Sûrement.
   Le parc est mal foutu et la seule allée qui le traverse est en plein soleil. Je coupe par les pelouses pour passer sous les arbres. Au loin je vois un couple qui se bécote. La fille est plutôt jolie alors je sors mon appareil et j’essaie de faire une photo romantique mais ça ressemble à rien. Le mec a passé sa main sous le t-shirt de la fille et elle l'empêche de trop bouger. Le mec me repère et me jette un regard mauvais alors je trace ma route. Je sors du parc et je suis en sueur. Mon appareil pèse une tonne et mes fringues commencent déjà à me coller. Ma petite balade me gonfle. Le bowling du coin est pas trop loin et je me dis que je serai mieux là-bas. Quand je passe les portes c'est le nirvana. La clim' souffle à plein tube et on se croirait dans un frigo. Je me dis que je vais chopper la crève à coup sûr avec ses conneries. Dedans c'est aussi vide que dehors. La musique de merde qu'ils passent sert juste de bruit de fond au lieu de me péter les oreilles comme elle le fait d'habitude quand on vient le soir. Y'a qu'une famille de beauf sur la piste douze, toutes les autres sont vides. Y'a plein de verres vides avec des pailles fluos à leur table. Y'a aussi pas mal de bières. Le paternel assis comme un roi me regarde avec une intelligence bovine en sifflant sa bière puis engueule une de ses filles quand sa boule rebondi sur la piste toute luisante de cire neuve. La sœur de la gamine se met à pleurer et sa mère la traîne vers les toilettes. À l’accueil, la petite blonde qui gère les chaussures joue sur son téléphone portable en jetant des coups d’œil aux gorets qui balancent les boules n'importe comment. Au bar, un serveur avec des carreaux épais jongle avec des bouteilles d'entraînement en plastoc qui tombent à chaque fois qu'il les fait passer dans son dos et à chaque fois qu'il les ramassent, il vérifie si la petite blonde le matte. Elle en a visiblement rien à foutre.
   Je commande un demi au serveur et ça à l'air de l'emmerder que je le coupe dans son entraînement. J'ai l'appoint mais je lui donne un billet juste pour le faire chier à me rendre ma monnaie. Je repère une banquette pour six d'où je peux tout voir. Au moment où je m’assoie y'a une nana qui passe les portes. Elle s'arrête là comme une cruche et regarde à droite à gauche. Elle a l'air un peu paumée mais elle est canon. Elle se décide à aller au bar et le jongleur lui fait non de la tête. Elle tire un peu la gueule et va s'assoir à une petite table pour deux. Elle arrête pas de tirer sa mini jupe vers ses genoux comme si tout le monde essayait de voir en dessous mais y'a personne d’intéressé. On peut pas dire qu'elle ait les jambes fines mais elles sont belles quand même. Elle a aussi fait péter le décolleté et c'est évident qu'elle est pas à l'aise. Le barman lui amène un truc à bulles vert avec une de ces pailles rose bonbon. Elle farfouille dans son sac pour payer et je vois bien qu'il profite de la vue pendant ce temps. Une fois qu'il est parti elle croise les jambes et commence à yoyoter sur son pied d'appui. J'aimerai pas être dans une salle d'attente avec elle. Enfin je sais pas. Je me prive pas pour la reluquer mais elle veut pas regarder vers moi. J'imagine environ dix milles scénarios pour la draguer mais y'en a sûrement aucun qui marcherait. Elle fini quand même par me regarder et je lui fais mon plus beau sourire et elle répond avec un sourire crispé. Je dois avoir l'air d'un pervers parce qu'elle regarde plus du tout dans ma direction. J'ai du la faire flipper. Elle demande l'heure au binoclard. Je suis vexé qu'elle m'ait pas demandé alors que je suis plus près. Je me dis qu'il faudrait que je me lance et tout mais je le sens pas. Je mâchonne la chaîne que j'ai autour du cou et sans savoir pourquoi je m'imagine sur une table d'autopsie pendant qu'un étudiant en médecine m'enlève ma chaîne et ma gourmette. Ça me fout un peu les boules alors je me décide à agir. Je me lève sans savoir ce que je vais lui dire quand un mec se pointe et l'embrasse dans le cou. Elle lui saute dans les bras et moi je fais style en continuant vers les toilettes. Je vais pisser et en me lavant les mains je me rince le visage avec de l'eau froide. Le miroir me dit que je ressemble à rien. Sur un mur des chiottes j'apprends que Jessica suce gratis si on l'appelle au numéro qu'est en dessous. Je décide que la fille du bowling s'appelle Jessica. En sortant des chiottes, je me rends compte que son mec c'est celui du parc qui en tripotait une autre tout à l'heure. Je quitte le bowling et la chaleur me cueille comme une fleur. J'ai la nausée. Cette journée est merdique alors je rentre chez moi sans passer par le parc et une fois à l'appart je vais vomir directement. Je rallume la télé et me vautre dans le canapé avec un gant de toilette humide sur le front. À la télé y'a des ninjas qui se font des parcours militaires dans la boue. Ouais, c'est sûrement elle Jessica.

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27 mars 2012

Stephen King - Les Yeux Du Dragon

Un conte pour enfant, tout simple. Mais qui m'a beaucoup plu et qui contient une parcelle de l'univers de La Tour Sombre. Juste une parcelle.

Bret Easton Ellis - Moins Que Zéro

L.A. dans les années 80. Les vacances vides de sens de Clay, étudiant friqué.
J'ai bien aimé le style. J'en lirai certainement d'autre de cet auteur.

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25 mars 2012

Everyday the same dream

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*Clic !*

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21 mars 2012

"On ne peut pas dire d’un homme qui n’aime pas les enfants et les chiens qu’il soit foncièrement mauvais !"

W.C. Fields


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